Un plan pour sauver le monde · publié le 18 août 2026 · concerne États-Unis, Indonésie, Kenya, Turquie, Philippines, Islande, Japon, Italie

Les puits énergie-carbone

Et si on reprenait tous les forages hérités du pétrole pour en tirer de la chaleur et y renfermer le carbone, au lieu de l'en sortir ?

On reprend les mêmes machines qui servaient à chercher du pétrole, mais on s'en sert à l'envers. On creuse des puits très profonds pour récupérer la chaleur naturelle de la Terre. Cette chaleur fabrique de l'électricité jour et nuit et chauffe des villes, et ce qu'il en reste fait tourner des machines qui aspirent le CO₂ de l'air pour l'enfermer très loin sous terre. Le même trou produit donc de l'énergie propre et range le carbone, au lieu de le déterrer.

Le bilan officiel

BIEN ÉCRIT

Un plan d'ingénieur patient, sans miracle promis : retourner l'industrie du forage pour produire de l'énergie propre et ranger le carbone dans les mêmes trous. Le gain net crédible tourne autour de deux gigatonnes par an vers 2050, à condition que la géothermie profonde et le marché du retrait tiennent leurs promesses. Honnête jusque dans son refus d'annoncer des chiffres gonflés.

Utilité

Le blueprint du plan

Ce plan porte un blueprint : la planche technique dessinée pendant la modération, qui montre d'un coup d'oeil comment il fonctionne. Elle se lit sur la fiche, dans son onglet.

Pourquoi ça peut marcher

Ce qui fait mal

Le détail des notes

Le gain

Ce que le plan rapporte au monde : le CO2 gagné sur l'atmosphère chaque année (évité et retiré), les degrés de réchauffement gagnés, et une solution qui tient dans le temps.

Le gain est double et honnête : environ 1,8 à 2 gigatonnes de CO₂ par an vers 2050, surtout des émissions fossiles évitées, plus quelques dixièmes retirés par la capture. L'auteur refuse lui-même d'annoncer 5 gigatonnes, et c'est ce qui rend le chiffre crédible.

Le chantier

Ce que ça coûte de le faire : le savoir-faire, l'argent, les matériaux, les bras, les ressources disponibles et le temps avant le premier effet.

C'est là que ça coûte : forage profond cher, capture encore hors de prix, et surtout des décennies pour passer de quelques dizaines à plusieurs centaines de gigawatts. L'atout est de réutiliser toute la chaîne industrielle du pétrole plutôt que d'en bâtir une neuve.

Le monde

Ce que ça implique pour les gens et les pays : industrialiser sans abîmer, être adopté, améliorer la société, faire coopérer les États, sauver des vies.

Peu de frictions côté acceptation : pas de changement de vie, des emplois, une transition pour les régions pétrolières, et chaque pays avance seul. Le point sensible reste la sismicité locale des forages profonds et la répartition inégale de la ressource.

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