Un plan pour sauver le monde · publié le 18 août 2026
OCEAN RESET, des usines côtières qui retirent le carbone de la mer
Le long des côtes, d'anciennes usines apprennent à retirer le carbone de l'eau de mer, à le figer en roche et à en tirer un gaz propre.
Au bord de la mer, on installe des usines qui font passer l'eau de mer dans des machines électriques. Ces machines retirent le carbone de l'eau et le transforment en une matière solide qui ne repart pas dans l'air. Comme l'eau de mer en contient alors moins, elle en repompe dans le ciel. Au passage, certaines usines fabriquent aussi de l'hydrogène, un gaz qui peut remplacer du pétrole. On réutilise des ports et des usines qui existent déjà, pour aller plus vite et coûter moins cher.
Le bilan officiel
Score268 sur 1000
Jours gagnés sur la deadline8
CO2 gagné sur l'atmosphère d'ici 2050-1,0 Gt
Coût total d'ici 2050211 milliards d'euros
SUR LE PAPIER
Un vrai plan de retrait permanent, chimiquement solide et honnête sur ses conditions. Son plafond n'est pas l'idée mais l'électricité propre qu'on peut lui consacrer : chiffré sans exagérer, il retire des centaines de mégatonnes par an au mieux vers 2050, cher et gourmand en énergie, mais net et durable.
Utilité
Retirer le CO2Le plan retire du carbone déjà présent en le figeant en roche, puis laisse la mer repomper du CO2 dans l'air.
Le blueprint du plan
Ce plan porte un blueprint : la planche technique dessinée pendant la modération, qui montre d'un coup d'oeil comment il fonctionne. Elle se lit sur la fiche, dans son onglet.
Pourquoi ça peut marcher
Un retrait permanent, pas un prêtLe carbone finit en carbonate solide et stable : contrairement à une forêt, il ne peut pas repartir dans l'air vingt ans plus tard, ni brûler, ni dépendre de la météo.
On emprunte des ports déjà bâtisLe plan se greffe sur les prises d'eau, pompes et raccordements des usines de dessalement et des ports existants, et évite ainsi de reconstruire les infrastructures les plus chères.
Trois recettes au lieu d'uneVente d'hydrogène, contrats de retrait de CO2 et obligation imposée aux producteurs fossiles se cumulent, ce qui rend le financement moins fragile qu'un plan qui ne vit que de subventions.
Aucun traité mondial requisTout se passe dans les eaux territoriales de chaque pays : le plan avance sans attendre un accord planétaire, ce qui a bloqué tant d'autres grands plans climat.
Ce qui fait mal
Il faut d'abord une électricité propreRetirer 0,4 Gt par an réclame de l'ordre de 800 TWh d'électricité bas carbone par an ; alimenté par un réseau carboné, le plan émet plus qu'il ne retire, c'est sa condition de survie.
Le prix affiché n'est pas prouvéLe coût réel est de 300 à 600 euros la tonne aujourd'hui : l'objectif sous 100 euros repose sur des effets de série jamais démontrés à cette échelle.
Deux gigatonnes, c'est tropL'objectif de 2 Gt par an en 2050 suppose une électricité propre en surplus qu'aucun pays n'a : chiffré prudemment, le plan plafonne à quelques centaines de Mt par an.
Un effet local sur la merLes rejets alcalins modifient la chimie de l'eau autour de chaque site, ce qui impose une validation environnementale avant chaque changement d'échelle et peut fermer un site.
Le détail des notes
Le gain
Ce que le plan rapporte au monde : le CO2 gagné sur l'atmosphère chaque année (évité et retiré), les degrés de réchauffement gagnés, et une solution qui tient dans le temps.
Le retrait est réel et permanent, du carbone figé en roche, mais il se compte en centaines de mégatonnes par an au mieux vers 2050, loin des deux gigatonnes affichées : un gain solide, pas miraculeux.
CO2 par an 2 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.04 Gt de CO2 nettes gagnées par an en moyenne sur l'atmosphère (évité + retiré, cumul de la série jusqu'à 2050).
Température par an 2 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.00002 °C de réchauffement gagnés par an, dérivés du CO2 net par la TCRE (0,45 °C pour 1000 Gt, GIEC AR6) : la même mesure que le CO2, en degrés.
CO2 décarboné 3 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.04 Gt retirées par an en moyenne du stock déjà présent (colonne co2_removed_gt de la série).
Résilience 80 sur 100 Le carbone est figé en carbonate stable : il ne dépend ni de la météo ni d'un incendie et ne peut pas repartir dans l'air comme une forêt qui brûle.
Le chantier
Ce que ça coûte de le faire : le savoir-faire, l'argent, les matériaux, les bras, les ressources disponibles et le temps avant le premier effet.
Rien à inventer, tout à passer à l'échelle : le vrai chantier n'est pas la chimie, c'est de trouver l'électricité propre et de faire descendre le coût sous cent euros la tonne.
Faisabilité technique 50 sur 100 Toutes les briques tournent en pilote au niveau du millier de tonnes par an, mais aucune n'a été menée à l'échelle industrielle visée ici.
Coût financier 35 sur 100 Entre 300 et 600 euros la tonne aujourd'hui : l'objectif sous 100 euros reste un pari, ce qui fait un plan cher tant que la série n'a pas fait son effet.
Coût matériel 60 sur 100 Le plan réutilise prises d'eau, pompes et raccordements côtiers existants et réplique un modèle d'usine standard : peu de matériaux neufs exotiques.
Coût humain 80 sur 100 Aucun déplacement de population et aucune terre agricole prise : le plan crée des emplois industriels sur des sites côtiers déjà en activité.
Disponibilité des ressources 45 sur 100 La ressource critique est l'électricité bas carbone en surplus, rare aujourd'hui puisqu'elle sert d'abord à décarboner le réseau existant.
Coût en temps 40 sur 100 L'effet reste marginal avant 2035 et ne pèse vraiment que vers 2045 : la montée en charge est lente et conditionnée à chaque feu vert environnemental.
Le monde
Ce que ça implique pour les gens et les pays : industrialiser sans abîmer, être adopté, améliorer la société, faire coopérer les États, sauver des vies.
Le plan glisse bien dans le monde, chaque pays chez lui sans traité, mais il entre en concurrence directe avec la décarbonation du réseau pour la même électricité propre.
Industrialisation 65 sur 100 Le plan est pensé pour la série, un modèle d'usine standard répliqué, ce qui est exactement le levier qui fait baisser les coûts s'il aboutit.
Adoption publique 70 sur 100 Les usines s'installent sur des zones industrielles côtières déjà acceptées : peu de riverains concernés et une opposition attendue faible.
Impact sur la société 55 sur 100 Le plan apporte de l'hydrogène bas carbone et de l'activité industrielle côtière, mais son bénéfice climatique reste invisible pour le grand public.
Impact géopolitique 75 sur 100 Chaque pays agit dans ses eaux territoriales sans traité mondial, ce qui évite le blocage diplomatique habituel des grands plans climat.
Nombre de pays concernés 50 sur 100 Calculé par la plateforme : pays non renseignés, critère neutre (0,5).
Impact sanitaire et vies humaines 60 sur 100 Pas de pollution de l'air, mais les rejets alcalins modifient localement la chimie de l'eau et demandent une surveillance site par site.
Empreinte écologique 50 sur 100 Aucune terre ni forêt consommée, mais une énorme demande d'électricité et un effet local sur le milieu marin à surveiller de près.