Un plan pour sauver le monde · publié le 17 août 2026 · concerne France, Royaume-Uni, Irlande, Espagne, Portugal, Turquie, Chine, Corée du Sud, Japon, États-Unis, Canada, Brésil, Uruguay, Argentine, Afrique du Sud, Inde, Australie, Nouvelle-Zélande

Global Carbon Forest

Planter des forêts sur des terres épuisées, verrouiller leur carbone dans le bois et le biochar, et payer les pays qui les gardent debout.

On plante d'immenses forêts sur des terres agricoles abandonnées et des friches, un peu partout dans le monde. Les arbres avalent le gaz carbonique de l'air. Pour que ce carbone ne reparte pas, on transforme le bois en charpentes de maisons et en charbon vert enfoui dans les sols, et on paie chaque année les pays et les gens qui entretiennent ces forêts et prouvent, par satellite, qu'elles tiennent bon.

Le bilan officiel

DE A À Z

Un plan forestier rare par son honnêteté : il compte le carbone durablement stocké, pas la croissance brute, et regarde en face le feu, l'eau et la géopolitique qui coulent d'habitude ce genre de projet. Son gain reste modeste, environ un milliard de tonnes par an face à trente-huit, et il ne vaut que si le bois reste vraiment verrouillé un siècle. À ce prix, il retire du carbone pour de vrai plutôt que d'en faire semblant.

Utilité

Le blueprint du plan

Ce plan porte un blueprint : la planche technique dessinée pendant la modération, qui montre d'un coup d'oeil comment il fonctionne. Elle se lit sur la fiche, dans son onglet.

Pourquoi ça peut marcher

Ce qui fait mal

Le détail des notes

Le gain

Ce que le plan rapporte au monde : le CO2 gagné sur l'atmosphère chaque année (évité et retiré), les degrés de réchauffement gagnés, et une solution qui tient dans le temps.

Le gain est réel mais modeste face au mur : autour d'un milliard de tonnes retirées par an vers deux mille cinquante, quand le monde en émet près de trente-huit. Et ce chiffre est un plafond optimiste, qui ne tient que si le bois reste vraiment stocké un siècle plutôt que brûlé.

Le chantier

Ce que ça coûte de le faire : le savoir-faire, l'argent, les matériaux, les bras, les ressources disponibles et le temps avant le premier effet.

Rien n'est à inventer : arbres, scieries et biochar existent tous. La difficulté est l'échelle, cent millions d'hectares jamais coordonnés, et le temps, car un arbre met des décennies à donner sa pleine mesure. La facture, trente à cent milliards par an, est en partie remboursée par le bois et les crédits.

Le monde

Ce que ça implique pour les gens et les pays : industrialiser sans abîmer, être adopté, améliorer la société, faire coopérer les États, sauver des vies.

C'est là que ça se joue, et l'auteur le dit lui-même : sans une agence mondiale qui loue un service de séquestration au lieu d'acheter la terre des pays pauvres, le programme serait politiquement explosif. Le partage des revenus donne aux pays hôtes une vraie raison d'y aller.

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