Un plan pour sauver le monde · publié le 26 juillet 2026
Des centrales au fond de la mer
Des capsules nucléaires posées au fond de la mer, où l’eau froide refroidit tout. Leur courant propre remonte éteindre le charbon.
Au fond de la mer, l'eau est froide et calme. Alors on y pose des petites centrales nucléaires. Des capsules de la taille d'un sous-marin, posées près des côtes, à 80 mètres de fond. Elles fabriquent de l'électricité presque sans CO2. Le courant remonte par un câble jusqu'aux villes. Et il remplace le courant du charbon, celui qui réchauffe la planète. Avec 400 capsules, ça éviterait environ 400 millions de tonnes de CO2 par an. Autant que ce que la France émet en un an. Ça coûterait très cher, entre 350 et 530 milliards d'euros. Et personne n'a encore jamais posé une vraie centrale au fond de la mer : la première n'arriverait pas avant 2035. On a fait les calculs, viens les regarder.
Le bilan officiel
Score311 sur 1000
Jours gagnés sur la deadline17
CO2 gagné sur l'atmosphère d'ici 2050-1,9 Gt
Coût total d'ici 2050399 milliards d'euros
TOUT LE PLAN
Le fond de la mer offre du froid, du calme et de la place : la physique est favorable, et les réacteurs des sous-marins le prouvent depuis 70 ans. Mais aucune capsule civile n'a jamais été posée, les coûts des petits réacteurs dérapent, et rien n'arrive avant 2035. C'est un plan sérieux pour la seconde moitié du siècle, pas pour l'horloge de 2029.
Utilité
Ne plus envoyer de CO2Des capsules posées au fond de la mer fabriquent du courant sans fumée pour remplacer celui du charbon.
Nettoyer nos poisonsLe charbon qu'on éteint, c'est aussi de la fumée en moins à respirer pour les villes du littoral.
Le blueprint du plan
Ce plan porte un blueprint : la planche technique dessinée pendant la modération, qui montre d'un coup d'oeil comment il fonctionne. Elle se lit sur la fiche, dans son onglet.
Pourquoi ça peut marcher
Le froid est gratuit et permanentLa mer refroidit la capsule en continu, même à l'arrêt et même en panne : pas de tours de refroidissement géantes, pas de rivière qui chauffe l'été et menace l'arrêt du réacteur.
À l'abri de presque toutÀ 80 mètres de fond, ni tempête, ni tsunami, ni chute d'avion : l'eau amortit tout, et la pression reste raisonnable pour une coque conçue comme celle d'un sous-marin.
Le nucléaire en mer est déjà éprouvéEnviron 200 réacteurs naviguent déjà, la plupart à bord de sous-marins, depuis les années 1950, et une centrale flottante russe alimente une ville sibérienne depuis 2020.
Le courant arrive près des gens qui en ont besoinDeux habitants de la planète sur cinq vivent à moins de 100 kilomètres d'une côte, et une capsule posée au fond consomme zéro mètre carré de terrain : aucun paysage modifié en surface.
Ce qui fait mal
Aucune autorité de sûreté n'a jamais certifié ce conceptLa licence est entièrement à inventer, et c'est la partie la plus lente du plan : aucun précédent réglementaire ne permet d'aller vite.
Rien avant 2035, l'essentiel après 2050Le temps de tout concevoir, autoriser et construire fait que ce plan aide surtout la seconde moitié du siècle, pas l'horloge climatique de 2029.
Une fuite toucherait directement la merIntervenir à 80 mètres de fond en cas d'incident est lent et difficile, bien plus qu'une intervention terrestre classique.
Les petits réacteurs dérapent déjà en coûtLe premier projet américain de petits réacteurs modulaires a vu sa facture de construction grimper de 75 % avant d'être annulé en 2023, un signal d'alerte sur toute la filière.
Le détail des notes
Le gain
Ce que le plan rapporte au monde : le CO2 gagné sur l'atmosphère chaque année (évité et retiré), les degrés de réchauffement gagnés, et une solution qui tient dans le temps.
400 capsules éviteraient environ 400 Mt de CO2 par an, l'équivalent des émissions annuelles de la France, mais rien avant 2035 et l'essentiel après 2050 : ce plan aide la fin du siècle, pas l'horloge de 2029.
CO2 par an 3 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.08 Gt de CO2 nettes gagnées par an en moyenne sur l'atmosphère (évité + retiré, cumul de la série jusqu'à 2050).
Température par an 3 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.00004 °C de réchauffement gagnés par an, dérivés du CO2 net par la TCRE (0,45 °C pour 1000 Gt, GIEC AR6) : la même mesure que le CO2, en degrés.
CO2 décarboné 0 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.00 Gt retirées par an en moyenne du stock déjà présent (colonne co2_removed_gt de la série).
Résilience 42 sur 100 Maîtrise des risques : L'eau protège et refroidit la capsule, mais une fuite toucherait la mer et intervenir à 80 mètres de fond reste très difficile. Résilience aux aléas : Le parc survit à la panne d'une capsule, mais un seul accident sous-marin, n'importe où, arrêterait tout le programme.
Le chantier
Ce que ça coûte de le faire : le savoir-faire, l'argent, les matériaux, les bras, les ressources disponibles et le temps avant le premier effet.
La physique est favorable et la construction en série dans des chantiers navals est un vrai levier, mais aucune capsule civile n'a jamais été posée au fond de la mer et les petits réacteurs dérapent déjà en coût.
Faisabilité technique 65 sur 100 Viabilité d'ensemble : L'idée se tient de bout en bout, avec de vrais précédents en mer, mais toute la chaîne après le prototype n'existe que sur le papier. Faisabilité physique et technique : La physique est du bon côté : des réacteurs tournent sous la mer dans les sous-marins depuis 70 ans, et l'eau froide refroidit gratuitement.
Coût financier 40 sur 100 Les petits réacteurs promettent des prix bas, mais le premier projet américain a dérapé de 75 % avant d'être annulé : la fourchette peut s'envoler.
Coût matériel 70 sur 100 Une capsule ne consomme aucun terrain et peu de matières par kWh produit : c'est un plan plutôt sobre en ressources.
Coût humain 45 sur 100 Il faut à la fois des soudeurs du nucléaire et des spécialistes des grands fonds : deux métiers déjà en pénurie partout.
Disponibilité des ressources 65 sur 100 L'acier, les chantiers navals et l'uranium existent : 60 GW de plus, c'est environ 15 % du parc nucléaire mondial, un effort absorbable.
Coût en temps 15 sur 100 Rien avant 2035 et un vrai effet seulement après 2045 : pour l'horloge du budget carbone, ce plan arrive trop tard.
Le monde
Ce que ça implique pour les gens et les pays : industrialiser sans abîmer, être adopté, améliorer la société, faire coopérer les États, sauver des vies.
Poser des centrales au large de dizaines de pays sans aucune règle internationale existante demanderait un traité par capsule exportée, et le rejet des riverains reste entier tant que la sûreté n'est pas prouvée.
Industrialisation 45 sur 100 Maturité technologique : Aucune centrale civile n'a jamais été posée au fond de la mer : le concept français Flexblue est resté un dessin, tout reste à démontrer. Passage à l'échelle : Des capsules construites en série dans des chantiers navals, posées devant toutes les grandes villes côtières : le modèle peut grandir, s'il marche une fois.
Adoption publique 35 sur 100 Du nucléaire sous la mer, près des plages et des pêcheurs : le rejet peut être massif tant que la sûreté n'est pas prouvée.
Impact sur la société 50 sur 100 Converti de l'ancienne grille, à réévaluer à la prochaine modération.
Impact géopolitique 38 sur 100 Des réacteurs posés au large de dizaines de pays, sans aucune règle internationale existante : chaque capsule exportée demanderait un traité.
Nombre de pays concernés 50 sur 100 Calculé par la plateforme : pays non renseignés, critère neutre (0,5).
Impact sanitaire et vies humaines 40 sur 100 Des emplois dans les chantiers navals et zéro terrain consommé, mais peu d'autres gains en dehors du climat.
Empreinte écologique 50 sur 100 Converti de l'ancienne grille, à réévaluer à la prochaine modération.