Un plan pour sauver le monde · publié le 26 juillet 2026

Payer les forêts pour rester debout

Un arbre debout ne rapporte rien, alors les forêts tombent. On inverse la règle : un salaire à ceux qui les gardent vivantes, sous l’oeil des satellites.

Quand on coupe une forêt, on gagne de l'argent une fois. Quand on la garde, on ne gagne rien. Alors les forêts tombent. On propose de changer la règle. Les pays riches mettent de l'argent dans un grand fonds. Chaque année, ce fonds verse un salaire aux pays et aux habitants qui gardent leurs forêts debout. Des satellites vérifient que les arbres sont toujours là. Si la forêt reste, l'argent arrive. Si elle tombe, il s'arrête. Ça éviterait environ 3 milliards de tonnes de CO2 par an, et ça protégerait aussi les animaux, les rivières et les gens qui vivent dans ces forêts. Ça coûte environ 120 milliards d'euros par an. C'est beaucoup, mais c'est un des moyens les moins chers d'aider le climat. Le vrai défi : il faut payer tous les ans, sans jamais s'arrêter.

Le bilan officiel

RÉFÉRENCÉ

Le levier le moins cher et le plus rapide du catalogue climatique : rien à inventer, tout à financer. Le mur n'est ni technique ni physique, il est dans la confiance : verser 120 milliards par an pendant 30 ans, sans tricherie sur les hectares et sans marche arrière. Tant que l'argent coule, le carbone reste dans les arbres ; le jour où il s'arrête, la tronçonneuse revient.

Utilité

Le blueprint du plan

Ce plan porte un blueprint : la planche technique dessinée pendant la modération, qui montre d'un coup d'oeil comment il fonctionne. Elle se lit sur la fiche, dans son onglet.

Pourquoi ça peut marcher

Ce qui fait mal

Le détail des notes

Le gain

Ce que le plan rapporte au monde : le CO2 gagné sur l'atmosphère chaque année (évité et retiré), les degrés de réchauffement gagnés, et une solution qui tient dans le temps.

3 gigatonnes de CO2 évitées par an une fois le plan à pleine vitesse, 7 % de tout ce que le monde émet : c'est un des leviers les plus efficaces du catalogue climatique, à condition de continuer à payer.

Le chantier

Ce que ça coûte de le faire : le savoir-faire, l'argent, les matériaux, les bras, les ressources disponibles et le temps avant le premier effet.

Rien à construire, seulement de l'argent à trouver : 42 euros la tonne évitée est un bon prix, mais c'est un loyer sans fin, il faut payer chaque année, pour toujours, sous peine de voir la forêt retomber.

Le monde

Ce que ça implique pour les gens et les pays : industrialiser sans abîmer, être adopté, améliorer la société, faire coopérer les États, sauver des vies.

Le mécanisme est populaire auprès de ceux qui touchent le salaire, mais il faut que les pays riches versent 120 milliards par an pendant des décennies à une soixantaine de pays, une promesse que le monde a mis treize ans à tenir à moitié la dernière fois.

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