Un plan pour sauver le monde · publié le 11 août 2026

Les champs qui stockent le carbone

Couvrir les sols, mêler les arbres aux cultures, et payer l'agriculteur pour chaque tonne de carbone que sa terre a reprise.

Les sols cultivés ont perdu beaucoup de carbone, à force d'être labourés et laissés nus entre deux récoltes. Ce plan les remet au travail : on couvre la terre l'hiver, on laboure moins, on alterne les cultures, on plante des arbres au milieu des champs, et on ne reboise que les terrains abîmés, jamais les bonnes terres ni les forêts existantes. Chaque agriculteur est payé pour le carbone que son sol a repris, mesuré avant et après. La terre devient plus fertile, elle retient mieux l'eau, et elle rapporte un revenu de plus.

Le bilan officiel

CLAIR

Le seul plan de la galerie qui paie le RETRAIT plutôt que l'évitement, et qui fait coïncider le climat, l'agronomie et le revenu agricole sur les mêmes tonnes. L'ambition d'origine, dix à vingt gigatonnes par an, tombe à deux et demie une fois les vitesses de stockage remises à l'échelle, et la vraie faiblesse reste la non-permanence : ce carbone repart au premier labour.

Utilité

Le blueprint du plan

Ce plan porte un blueprint : la planche technique dessinée pendant la modération, qui montre d'un coup d'oeil comment il fonctionne. Elle se lit sur la fiche, dans son onglet.

Pourquoi ça peut marcher

Ce qui fait mal

Le détail des notes

Le gain

Ce que le plan rapporte au monde : le CO2 gagné sur l'atmosphère chaque année (évité et retiré), les degrés de réchauffement gagnés, et une solution qui tient dans le temps.

Environ 2,5 GtCO2 RETIRÉES par an en régime de croisière, plus 0,15 Gt évitée sur les engrais, soit 47 Gt nettes cumulées d'ici 2050. Un stock qui se remplit puis sature, et qui peut repartir si la terre est réabîmée.

Le chantier

Ce que ça coûte de le faire : le savoir-faire, l'argent, les matériaux, les bras, les ressources disponibles et le temps avant le premier effet.

Rien à construire, tout à diffuser : des semences de couverts, des semoirs, des plants et surtout du conseil agronomique pour des dizaines de millions d'exploitations. 83 € la tonne, payés chaque année sans fin.

Le monde

Ce que ça implique pour les gens et les pays : industrialiser sans abîmer, être adopté, améliorer la société, faire coopérer les États, sauver des vies.

Aucun traité n'est nécessaire, chaque pays peut commencer seul, et l'agriculteur reçoit un chèque au lieu d'une interdiction. Le danger est le marché de compensation, où ces tonnes serviraient d'excuse à ne pas réduire les émissions fossiles.

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