Un plan pour sauver le monde · publié le 22 août 2026 · concerne Brésil, République démocratique du Congo, Indonésie, Russie, Canada
Laisser pousser les arbres, laisser vivre les bêtes
Et si on cessait d'abattre les forêts et de chasser leurs animaux, pour les laisser respirer et se remplir de vie à nouveau ?
L'idée est simple : on arrête de couper les arbres des forêts et on arrête de chasser les animaux qui y vivent. Les arbres repoussent et nettoient l'air, les animaux restent libres, et comme on a déjà de quoi manger, on n'a pas besoin de la forêt pour se nourrir.
Le bilan officiel
Score218 sur 1000
Jours gagnés sur la deadline54
CO2 gagné sur l'atmosphère d'ici 2050-6,2 Gt
Coût total d'ici 2050200 milliards d'euros
UNE ÉBAUCHE
Une idée juste et généreuse, portée par un mécanisme bien réel : une forêt debout garde son carbone et abrite ses bêtes, sans aucune technologie. Le mur n'est pas physique mais humain et politique, et c'est par le phasage et les alternatives qu'on peut espérer le franchir.
Utilité
Ne plus envoyer de CO2En laissant les forêts debout, on évite le CO2 qui partirait dans l'air quand on les coupe.
Protéger le vivantLes animaux de la forêt restent vivants et libres au lieu d'être chassés.
Le blueprint du plan
Ce plan porte un blueprint : la planche technique dessinée pendant la modération, qui montre d'un coup d'oeil comment il fonctionne. Elle se lit sur la fiche, dans son onglet.
Pourquoi ça peut marcher
Rien à inventerLe mécanisme est trivial et gratuit en technologie : une forêt qu'on ne coupe pas garde son carbone, un animal qu'on ne chasse pas reste vivant.
La déforestation est une grosse sourceElle relâche 4 à 5 gigatonnes de CO2 par an ; en enrayer une bonne part est l'un des gestes les plus directs qu'on connaisse pour le climat.
Le vivant y gagne tout de suiteForêts debout, faune préservée, air plus propre : les bénéfices pour la biodiversité et la santé sont immédiats, sans attendre la repousse.
Ce qui fait mal
Un mur politiqueUne interdiction mondiale de couper et de chasser se heurte à la souveraineté des pays et à des industries entières : personne ne peut la décréter seul.
Ça tient tant qu'on surveilleLe jour où le contrôle faiblit, la tronçonneuse revient et tout le carbone épargné repart d'un coup : rien n'est acquis durablement.
Le coût humain est lourdDes dizaines de millions de personnes vivent du bois et de la chasse de subsistance : interdire sans alternative, c'est les mettre en difficulté.
La nourriture ne se remplace pas si viteCompter sur le poisson pour remplacer la chasse oublie que la pêche est déjà surexploitée et que des populations dépendent de la viande de brousse.
Le détail des notes
Le gain
Ce que le plan rapporte au monde : le CO2 gagné sur l'atmosphère chaque année (évité et retiré), les degrés de réchauffement gagnés, et une solution qui tient dans le temps.
Le gain climatique est réel mais modeste, de l'ordre d'une à deux gigatonnes de CO2 évitées par an, et il s'accompagne d'un bénéfice immédiat pour les forêts et le vivant.
CO2 par an 9 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.25 Gt de CO2 nettes gagnées par an en moyenne sur l'atmosphère (évité + retiré, cumul de la série jusqu'à 2050).
Température par an 9 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.00011 °C de réchauffement gagnés par an, dérivés du CO2 net par la TCRE (0,45 °C pour 1000 Gt, GIEC AR6) : la même mesure que le CO2, en degrés.
CO2 décarboné 3 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.04 Gt retirées par an en moyenne du stock déjà présent (colonne co2_removed_gt de la série).
Résilience 35 sur 100 Une forêt protégée est solide tant qu'on la surveille, mais le jour où l'interdit tombe, la coupe reprend et le carbone repart.
Le chantier
Ce que ça coûte de le faire : le savoir-faire, l'argent, les matériaux, les bras, les ressources disponibles et le temps avant le premier effet.
Il n'y a rien à construire, mais le vrai chantier est de surveiller partout, tout le temps, et d'indemniser ceux qui vivaient de la coupe et de la chasse.
Faisabilité technique 65 sur 100 Rien à inventer : un arbre debout garde son carbone tout seul. La difficulté n'est pas technique, elle est ailleurs.
Coût financier 30 sur 100 Surveiller partout, indemniser la filière bois et financer des alternatives coûte des dizaines de milliards par an dans la durée.
Coût matériel 75 sur 100 Presque aucun matériau : pas d'usine, pas de béton, pas de réseau à bâtir, juste des gardes et des moyens de contrôle.
Coût humain 25 sur 100 Des dizaines de millions de personnes vivent du bois et de la chasse : interdire sans alternative, c'est casser leur gagne-pain.
Disponibilité des ressources 70 sur 100 Le plan ne réclame aucune ressource rare ni matériau critique : il demande surtout de la volonté et de la surveillance.
Coût en temps 50 sur 100 Le CO2 évité tombe dès qu'une coupe n'a pas lieu, mais la repousse des forêts, elle, prend des dizaines d'années.
Le monde
Ce que ça implique pour les gens et les pays : industrialiser sans abîmer, être adopté, améliorer la société, faire coopérer les États, sauver des vies.
C'est là que ça coince : souveraineté des pays forestiers, dizaines de millions de gagne-pain menacés, et une coordination mondiale que rien ne garantit.
Industrialisation 35 sur 100 Il n'y a rien à produire en série, mais étendre une interdiction à tous les pays forestiers d'un coup est un chantier immense.
Adoption publique 20 sur 100 Une interdiction mondiale de couper et de chasser heurte de plein fouet les industries, les ruraux et des pays entiers.
Impact sur la société 40 sur 100 Protéger forêts et animaux fait du bien à tous, mais l'interdit brutal bouleverse des régions qui en vivaient.
Impact géopolitique 25 sur 100 Les forêts appartiennent à des dizaines de pays souverains : leur imposer un même interdit relève du casse-tête diplomatique.
Nombre de pays concernés 59 sur 100 Calculé par la plateforme : 5 pays concernés déclarés (1 pays = note maximale, 50 et plus = 0, rampe logarithmique).
Impact sanitaire et vies humaines 55 sur 100 Des forêts vivantes, un air plus propre et une nature préservée sont bons pour la santé des populations proches.
Empreinte écologique 85 sur 100 C'est la grande force du plan : garder les forêts et leur faune est presque tout bénéfice pour l'environnement.