Un plan pour sauver le monde · publié le 18 août 2026
Le philanthrope fortuné
Et si l'un des hommes les plus riches du monde donnait toute sa fortune, jusqu'au dernier euro, pour couvrir la planète d'arbres ?
Un milliardaire décide de donner tout son argent pour une seule cause : planter des arbres partout sur la Terre, et payer des chercheurs pour planter plus vite. En grandissant, les arbres avalent du CO2, ce qui aide le climat. Mais une fortune, même énorme, finit par s'épuiser, et un arbre met très longtemps à pousser.
Le bilan officiel
Score231 sur 1000
Jours gagnés sur la deadline8
CO2 gagné sur l'atmosphère d'ici 2050-1,0 Gt
Coût total d'ici 2050185 milliards d'euros
MIS PAR ÉCRIT
Un beau geste, sincère et populaire, mais fragile là où il compte. Planter des arbres marche, tout le monde aime ça, et les co-bénéfices sont immédiats. Seulement le plan fait reposer le sort du climat sur la fortune d'un seul homme, oublie que la vraie limite est la terre et l'eau, et que le carbone d'une forêt peut repartir en fumée. À reprendre en s'appuyant sur des règles durables plutôt que sur un unique portefeuille.
Utilité
Retirer le CO2Les arbres plantés avalent du CO2 en grandissant et le stockent dans le bois et les sols.
Protéger le vivantDe nouvelles forêts offrent abri et nourriture au vivant, à condition d'être variées.
Le blueprint du plan
Ce plan porte un blueprint : la planche technique dessinée pendant la modération, qui montre d'un coup d'oeil comment il fonctionne. Elle se lit sur la fiche, dans son onglet.
Pourquoi ça peut marcher
Une action que tout le monde aimePlanter des arbres est l'une des solutions climatiques les plus populaires et les mieux acceptées : elle ne heurte presque personne et rassemble largement.
Des co-bénéfices immédiatsAvant même de stocker du carbone, les arbres rafraîchissent les villes, abritent la biodiversité, retiennent les sols et créent des emplois ruraux.
Une technique éprouvéeRien à inventer : on sait planter et faire pousser des forêts depuis toujours, et la recherche financée peut accélérer et fiabiliser la reprise.
Une mise à l'échelle possibleAvec des pépinières et de la main d'oeuvre, la plantation se déploie vite partout où la terre et l'eau le permettent.
Ce qui fait mal
Tout dépend d'une seule personneLe plan tient à la volonté et à la fortune d'un seul homme : s'il change d'avis, meurt ou se ruine, le financement s'effondre d'un coup.
Le carbone n'est jamais acquisUne forêt qui brûle, qu'on coupe ou que la sécheresse tue relâche en quelques jours le carbone stocké pendant trente ans : le gain est réversible.
La vraie limite, c'est la terreCe n'est pas l'argent qui manque le plus, mais les terres plantables sans concurrencer les cultures, et l'eau là où il faudrait planter.
Un effet beaucoup trop lentUn arbre planté aujourd'hui ne compte vraiment qu'en 2050 ou après : face à l'urgence, la plantation seule arrive trop tard pour l'essentiel.
Le détail des notes
Le gain
Ce que le plan rapporte au monde : le CO2 gagné sur l'atmosphère chaque année (évité et retiré), les degrés de réchauffement gagnés, et une solution qui tient dans le temps.
Le gain existe mais il est modeste et lointain : une fortune, aussi grande soit-elle, ne finance qu'une part des surfaces nécessaires, et les arbres ne stockent vraiment qu'au bout de plusieurs décennies.
CO2 par an 2 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.04 Gt de CO2 nettes gagnées par an en moyenne sur l'atmosphère (évité + retiré, cumul de la série jusqu'à 2050).
Température par an 2 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.00002 °C de réchauffement gagnés par an, dérivés du CO2 net par la TCRE (0,45 °C pour 1000 Gt, GIEC AR6) : la même mesure que le CO2, en degrés.
CO2 décarboné 3 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.04 Gt retirées par an en moyenne du stock déjà présent (colonne co2_removed_gt de la série).
Résilience 35 sur 100 Le carbone d'une forêt n'est jamais acquis : un incendie, une sécheresse ou une coupe peut le relâcher d'un coup, et tout le plan tient à la volonté d'une seule personne.
Le chantier
Ce que ça coûte de le faire : le savoir-faire, l'argent, les matériaux, les bras, les ressources disponibles et le temps avant le premier effet.
Le chantier est simple sur le papier, planter est un geste connu, mais tout repose sur l'argent d'une seule personne : le jour où la fortune est épuisée, il n'y a plus de moteur.
Faisabilité technique 50 sur 100 Planter des arbres est une technique éprouvée et sans mystère, mais le plan reste vague sur où, quelles espèces et sur quelles terres, ce qui plafonne sa faisabilité réelle.
Coût financier 50 sur 100 Le plan repose sur la fortune d'un seul homme, de l'ordre de deux cents milliards, colossale mais finie : quand elle est dépensée, le financement s'arrête net.
Coût matériel 60 sur 100 Les moyens matériels, graines, jeunes plants, eau et main d'oeuvre, sont modestes et largement disponibles, sauf pour l'eau dans les régions sèches.
Coût humain 85 sur 100 Planter des arbres ne met personne en danger et crée même beaucoup d'emplois locaux : le coût humain est très faible, voire positif.
Disponibilité des ressources 45 sur 100 La ressource critique n'est pas l'argent mais la terre et l'eau : les surfaces plantables sans concurrencer l'agriculture sont limitées, et l'eau manque là où il faudrait planter.
Coût en temps 30 sur 100 Un arbre planté aujourd'hui ne stocke vraiment du carbone que dans vingt ou trente ans : l'effet climatique est réel mais très lent à venir.
Le monde
Ce que ça implique pour les gens et les pays : industrialiser sans abîmer, être adopté, améliorer la société, faire coopérer les États, sauver des vies.
Côté monde, c'est populaire et bénéfique, mais planter partout suppose l'accord de dizaines de pays, et la vraie limite n'est pas l'argent, c'est la terre et l'eau disponibles.
Industrialisation 60 sur 100 La plantation se met à l'échelle assez bien avec des pépinières et de la main d'oeuvre, mais trouver les terres à l'échelle mondiale reste le vrai goulet d'étranglement.
Adoption publique 80 sur 100 Planter des arbres est l'une des actions climatiques les plus populaires et consensuelles : presque personne ne s'y oppose sur le principe.
Impact sur la société 70 sur 100 Des forêts nouvelles apportent de l'ombre, des emplois ruraux et des lieux de vie, tant que les plantations ne chassent pas des cultures vivrières.
Impact géopolitique 40 sur 100 Planter partout dans le monde suppose l'accord de dizaines d'États, et un milliardaire étranger qui achète des terres pour y planter peut vite heurter les souverainetés locales.
Nombre de pays concernés 50 sur 100 Calculé par la plateforme : pays non renseignés, critère neutre (0,5).
Impact sanitaire et vies humaines 75 sur 100 Plus d'arbres, c'est un air plus respirable et des villes moins chaudes, avec un effet mesurable sur la santé, surtout en zone urbaine.
Empreinte écologique 55 sur 100 Bien fait, avec des espèces locales et variées, c'est excellent pour le vivant ; mal fait, en monoculture, cela peut appauvrir les sols et la biodiversité.