Un plan pour sauver le monde · publié le 18 août 2026
Énergie propre, dans le bon ordre
Sortir du charbon sans jamais manquer de courant : monter le propre d'abord, couper le fossile ensuite, puis brancher voitures et usines dessus.
L'idée est simple, et c'est l'ordre qui compte. D'abord on installe assez d'éoliennes, de panneaux solaires et de lignes électriques pour que personne ne risque de manquer de courant. Ensuite seulement on ferme les centrales à charbon, puis on réduit le pétrole et le gaz. En même temps on gaspille moins d'énergie, et on branche les voitures et les usines sur cette électricité propre. À la fin, quand il reste peu d'émissions, on plante des arbres et on capte le CO2 pour faire redescendre la pollution déjà dans l'air.
Le bilan officiel
Score265 sur 1000
Jours gagnés sur la deadline44
CO2 gagné sur l'atmosphère d'ici 2050-5,0 Gt
Coût total d'ici 20501 095 milliards d'euros
SUR LE PAPIER
Un plan sobre et juste dans sa logique : construire le propre avant de couper le fossile est le bon ordre, celui qui évite les pénuries. Sa faiblesse n'est pas la faisabilité mais l'originalité et la précision : il reprend la feuille de route déjà tracée par l'AIE et le GIEC et reste au stade de la méthode, sans chiffres ni périmètre.
Utilité
Ne plus envoyer de CO2On arrête d'envoyer du CO2 en fermant le charbon puis le pétrole et le gaz, une fois qu'il y a assez d'énergie propre pour prendre le relais.
Retirer le CO2À la fin, on plante des arbres et on capte un peu de CO2 pour commencer à retirer la pollution déjà présente dans l'air.
Le blueprint du plan
Ce plan porte un blueprint : la planche technique dessinée pendant la modération, qui montre d'un coup d'oeil comment il fonctionne. Elle se lit sur la fiche, dans son onglet.
Pourquoi ça peut marcher
Le bon ordre évite la panneMonter le propre avant de couper le fossile est exactement ce qui empêche les pénuries d'électricité et le rejet politique qui ont fait échouer des transitions trop brutales ailleurs.
Tout existe déjà et tourneSolaire, éolien, réseaux, voitures et pompes à chaleur électriques sont en service et fabriqués en série ; le Royaume-Uni a fermé sa dernière centrale à charbon en 2024 sans manquer de courant.
Un bénéfice santé immédiatFermer le charbon fait reculer tout de suite la pollution de l'air, responsable de plusieurs millions de morts prématurées par an, sans attendre l'effet lent sur la température.
L'efficacité allège tout le resteChaque pour cent de demande d'énergie évité par l'efficacité, c'est autant de propre à construire en moins et de fossile à remplacer en moins, ce qui accélère toutes les autres étapes.
Ce qui fait mal
Le chemin est déjà tracé ailleursC'est presque mot pour mot la feuille de route de l'Agence internationale de l'énergie et du GIEC : le plan est juste, mais il n'ajoute aucun mécanisme neuf à ce qui est déjà proposé partout.
Une méthode, pas encore un programmeLe plan ne donne ni pays, ni budget, ni calendrier chiffré : il indique la bonne direction mais laisse tout le dimensionnement à faire pour qu'on puisse vraiment le mettre en oeuvre.
Le goulot des réseaux et des métauxLa vraie limite n'est pas la production propre mais les lignes, le stockage et les métaux critiques comme le cuivre et le lithium, concentrés dans peu de pays et déjà sous tension.
Un effet lent sur la températureRemplacer un parc énergétique entier prend des décennies, et le retrait de CO2 en fin de parcours reste cher et limité, donc la concentration ne redescend que lentement.
Le détail des notes
Le gain
Ce que le plan rapporte au monde : le CO2 gagné sur l'atmosphère chaque année (évité et retiré), les degrés de réchauffement gagnés, et une solution qui tient dans le temps.
Le gain climatique est réel mais modeste à l'échelle mondiale, de l'ordre de un à un et demi milliard de tonnes évitées par an vers 2050, plus un début de retrait en fin de parcours : une vraie contribution, pas une solution à elle seule.
CO2 par an 8 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.20 Gt de CO2 nettes gagnées par an en moyenne sur l'atmosphère (évité + retiré, cumul de la série jusqu'à 2050).
Température par an 8 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.00009 °C de réchauffement gagnés par an, dérivés du CO2 net par la TCRE (0,45 °C pour 1000 Gt, GIEC AR6) : la même mesure que le CO2, en degrés.
CO2 décarboné 1 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.01 Gt retirées par an en moyenne du stock déjà présent (colonne co2_removed_gt de la série).
Résilience 72 sur 100 La règle d'or du plan, construire le propre avant de couper le fossile, est justement ce qui évite les coupures de courant pendant la transition.
Le chantier
Ce que ça coûte de le faire : le savoir-faire, l'argent, les matériaux, les bras, les ressources disponibles et le temps avant le premier effet.
Rien n'est à inventer, tout existe et se fabrique déjà en série, mais le chantier est immense, coûteux et lent, et il bute sur les réseaux et les métaux critiques bien plus que sur la technologie.
Faisabilité technique 55 sur 100 Toutes les briques existent et tournent déjà quelque part, mais le plan reste au niveau de la méthode, sans chiffres ni périmètre précis à vérifier.
Coût financier 40 sur 100 Une transition accélérée coûte des centaines de milliards par an, même si une grande partie de cet argent est un investissement qui se rembourse par des factures d'énergie plus basses.
Coût matériel 42 sur 100 Éoliennes, panneaux, batteries et lignes demandent beaucoup de cuivre, de lithium et de terres rares, dont l'extraction devient un goulot d'étranglement.
Coût humain 68 sur 100 Peu de gens sont déplacés et le programme crée surtout des emplois d'installation et d'entretien, à condition d'accompagner les régions minières qui perdent le charbon.
Disponibilité des ressources 50 sur 100 Le soleil et le vent sont partout et gratuits, mais les métaux critiques nécessaires aux équipements sont concentrés dans peu de pays et déjà tendus.
Coût en temps 40 sur 100 Remplacer un parc énergétique entier prend des décennies, et l'effet sur la température ne se voit vraiment que sur le long terme.
Le monde
Ce que ça implique pour les gens et les pays : industrialiser sans abîmer, être adopté, améliorer la société, faire coopérer les États, sauver des vies.
C'est un plan qui fait du bien au monde : moins de pollution, une meilleure santé, moins de dépendance au pétrole, au prix d'une nouvelle dépendance aux métaux et d'un effort de coordination entre pays très inégalement équipés.
Industrialisation 72 sur 100 Panneaux, éoliennes et voitures électriques sont déjà fabriqués en série à un rythme qui double régulièrement, donc la montée en volume est amorcée.
Adoption publique 60 sur 100 L'énergie propre est populaire en général, mais le prix de l'électricité et la résistance des régions dépendantes du charbon peuvent bloquer localement.
Impact sur la société 65 sur 100 Un air plus propre, des factures plus stables à terme et moins de dépendance aux importations d'énergie profitent largement à la société.
Impact géopolitique 48 sur 100 Le plan réduit la dépendance au pétrole et au gaz mais la remplace en partie par une dépendance aux métaux et aux usines d'un petit nombre de pays.
Nombre de pays concernés 50 sur 100 Calculé par la plateforme : pays non renseignés, critère neutre (0,5).
Impact sanitaire et vies humaines 75 sur 100 Fermer le charbon supprime une des premières causes de pollution de l'air, responsable de millions de morts prématurées chaque année dans le monde.
Empreinte écologique 60 sur 100 Le bilan est nettement positif pour le climat et l'air, avec en contrepartie l'empreinte des mines de métaux et de l'emprise au sol des parcs.