Un plan pour sauver le monde · publié le 4 septembre 2026
Déménager nos usines sur Mars
Et si on emportait nos industries les plus sales vers une planète déjà morte, pour laisser enfin la Terre reprendre son souffle ?
L'idée est d'envoyer une partie de nos usines, et même une partie des gens, s'installer sur Mars. La Terre polluerait alors beaucoup moins et aurait le temps de se réparer, pendant que l'aventure humaine continuerait ailleurs.
Le bilan officiel
Score84 sur 1000
UN FRAGMENT
L'intuition est juste, l'industrie est bien une racine du probleme, mais la retirer en la lancant vers Mars se heurte a un mur physique et a un carburant qui pollue en partant. Chiffre honnetement, ce bel exode ne fait gagner presque aucun jour a la Terre avant la fin du siecle. Sa vraie lecon : si baisser l'industrie sauve la planete, autant commencer sans quitter la maison.
Utilité
Ne plus envoyer de CO2En emportant des usines loin de la Terre, on veut qu'elle rejette beaucoup moins de fumées.
Le blueprint du plan
Ce plan porte un blueprint : la planche technique dessinée pendant la modération, qui montre d'un coup d'oeil comment il fonctionne. Elle se lit sur la fiche, dans son onglet.
Pourquoi ça peut marcher
Le mal pris a la racineL'industrie pese 12 a 15 Gt de CO2 par an : la retirer de la Terre soulagerait vraiment le climat, si c'etait possible.
Une industrie spatiale deja lanceeLes tres gros lanceurs reutilisables progressent vite, et la premiere brique, mettre de lourdes charges en orbite, est en train de naitre.
Un reve qui met en mouvementPeu de plans climat mobilisent autant d'argent, de talents et d'imaginaire que l'aventure de Mars : cette energie est reelle.
Ce qui fait mal
La masse a soulever est un murDeplacer 1 pour cent de l'industrie demanderait environ un million de vols vers Mars : hors d'atteinte de ce siecle.
Le remede pollue en partantChaque lancement brule des centaines de tonnes de carburant ; a cette echelle, l'exode emet plus qu'il n'epargne pendant des decennies.
Mars ne pardonne rienPas d'air respirable, des radiations, moins de 60 degres : faire vivre des humains la-bas en autonomie n'est pas resolu.
Sauver en abandonnantLe plan met a l'abri une fraction de l'humanite et laisse le reste sur place, sans dire qui choisit ni selon quels criteres.
Le détail des notes
Le gain
Ce que le plan rapporte au monde : le CO2 gagné sur l'atmosphère chaque année (évité et retiré), les degrés de réchauffement gagnés, et une solution qui tient dans le temps.
Le gain climatique reel est minuscule avant 2050 : on ne deplace presque rien a temps, et le carburant du depart emet a son tour.
CO2 par an 0 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.00 Gt de CO2 nettes gagnées par an en moyenne sur l'atmosphère (évité + retiré, cumul de la série jusqu'à 2050).
Température par an 0 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.00000 °C de réchauffement gagnés par an, dérivés du CO2 net par la TCRE (0,45 °C pour 1000 Gt, GIEC AR6) : la même mesure que le CO2, en degrés.
CO2 décarboné 0 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.00 Gt retirées par an en moyenne du stock déjà présent (colonne co2_removed_gt de la série).
Résilience 15 sur 100 Tout repose sur des lanceurs et une base martienne fragiles : une panne ou une fenetre de tir ratee, et la chaine s'arrete.
Le chantier
Ce que ça coûte de le faire : le savoir-faire, l'argent, les matériaux, les bras, les ressources disponibles et le temps avant le premier effet.
C'est le mur du plan : des lanceurs et des bases qui n'existent pas, des milliers de milliards d'euros et pres d'un siecle de delai.
Faisabilité technique 5 sur 100 Aucun lanceur ne porte une usine entiere et aucune base martienne ne tourne seule : l'idee est pour l'instant hors d'atteinte.
Coût financier 3 sur 100 Deplacer une part utile de l'industrie couterait des milliers de milliards d'euros, sans retour avant tres longtemps.
Coût matériel 5 sur 100 Il faudrait des milliers de lanceurs geants et des habitats entiers, donc des montagnes d'acier et de carburant a produire d'abord.
Coût humain 20 sur 100 Envoyer des gens vivre sur une planete morte est un risque humain enorme : radiations, isolement, retour quasi impossible.
Disponibilité des ressources 10 sur 100 Les briques n'existent pas a l'echelle voulue : capacite de lancement, vie en autonomie sur Mars, tout est a creer.
Coût en temps 5 sur 100 Rien de mesurable avant des decennies : la Terre ne souffle pas avant la fin du siecle, au mieux.
Le monde
Ce que ça implique pour les gens et les pays : industrialiser sans abîmer, être adopté, améliorer la société, faire coopérer les États, sauver des vies.
Reste la question la plus lourde : qui part, qui reste, qui decide, et au nom de quoi on abandonnerait une partie de l'humanite.
Industrialisation 10 sur 100 Fabriquer en serie des lanceurs porteurs d'usines et des bases martiennes depasse toute industrie qui existe aujourd'hui.
Adoption publique 30 sur 100 Le reve de Mars fascine et rassemble, mais peu de gens accepteraient de partir, et le tri de qui reste diviserait.
Impact sur la société 20 sur 100 Mettre a l'abri une fraction de l'humanite en laissant le reste pose une question de justice que le plan n'aborde pas.
Impact géopolitique 15 sur 100 Decider qui part, qui paie et qui commande sur Mars serait une source de tensions mondiales de premier ordre.
Nombre de pays concernés 50 sur 100 Calculé par la plateforme : pays non renseignés, critère neutre (0,5).
Impact sanitaire et vies humaines 15 sur 100 Sur Mars la sante est menacee en permanence ; sur Terre, la baisse des fumees serait le seul vrai gain sanitaire du plan.
Empreinte écologique 15 sur 100 Chaque depart brule enormement de carburant, et on assume de polluer Mars : l'empreinte du remede est tres lourde.