Un plan pour sauver le monde · publié le 17 août 2026 · concerne États-Unis, Brésil, Inde, Chine
Global Basalt Initiative
Broyer du basalte et l'épandre sur les champs déjà cultivés pour que la roche mange le CO2 de l'air, sans acheter une seule terre.
On broie une roche volcanique très fine et on la répand sur des champs qui existent déjà. En vieillissant, cette poussière de roche capte le CO2 de l'air et le transforme en sel minéral stable pour des milliers d'années. Les agriculteurs ne paient rien, une entreprise fait le travail et se fait payer pour chaque tonne de CO2 vraiment retirée.
Le bilan officiel
Score271 sur 1000
Jours gagnés sur la deadline29
CO2 gagné sur l'atmosphère d'ici 2050-3,3 Gt
Coût total d'ici 2050280 milliards d'euros
EN CHANTIER
Un plan solide et sérieux : toutes les briques existent et le stockage minéral est vraiment durable, ce qui le distingue d'une forêt. Son mur n'est pas la physique mais la mesure du carbone réellement retiré, encore incertaine. À tester petit sur des sols bien instrumentés, en traitant la mesure comme le coeur du projet.
Utilité
Retirer le CO2La poussière de roche capte le CO2 déjà présent dans l'air et le change en sel minéral qui reste piégé des milliers d'années.
Le blueprint du plan
Ce plan porte un blueprint : la planche technique dessinée pendant la modération, qui montre d'un coup d'oeil comment il fonctionne. Elle se lit sur la fiche, dans son onglet.
Pourquoi ça peut marcher
Un stockage qui ne brûle pasLe carbone finit en bicarbonates et carbonates minéraux stables sur 10 000 ans ou plus selon le GIEC, là où une forêt peut tout relâcher d'un seul incendie.
On n'achète aucune terreLe basalte s'épand sur des champs déjà cultivés, ce qui évite la question explosive de la mise sous cloche de centaines de millions d'hectares pendant deux siècles.
L'agriculteur y gagne aussiLa poudre de roche réduit l'acidité des sols et peut soutenir les rendements, donc le plan s'appuie sur un intérêt agronomique réel et pas seulement sur une subvention.
Des ordres de grandeur crédiblesLa cible d'environ 1 GtCO2 par an reste dans la fourchette de 0,5 à 2 estimée par l'étude Nature de 2020, pas un chiffre sorti du chapeau.
Ce qui fait mal
La mesure est le vrai verrouPersonne ne sait encore mesurer à bas coût et de façon traçable le CO2 réellement retiré par un champ donné : sans cela, le paiement à la tonne certifiée n'est pas fiable.
Un flux de roche démesuréIl faut broyer et déplacer un à trois milliards de tonnes de basalte chaque année, avec l'énergie et les trains que cela suppose, jamais fait pour ce seul usage.
Le broyage peut manger le gainSi l'électricité de broyage n'est pas décarbonée, une grande part du CO2 retiré est reperdue à la production et le bilan net peut s'effondrer.
Des métaux traces à surveillerCertains basaltes libèrent du nickel ou du chrome dans les sols, un risque agronomique et sanitaire qui peut freiner l'acceptation.
Le détail des notes
Le gain
Ce que le plan rapporte au monde : le CO2 gagné sur l'atmosphère chaque année (évité et retiré), les degrés de réchauffement gagnés, et une solution qui tient dans le temps.
Le gain grimpe lentement vers une gigatonne retirée par an autour de 2050, modeste à l'échelle des 40 gigatonnes émises, mais ce carbone est verrouillé dans la roche pour des millénaires, pas pour la durée de vie d'un arbre.
CO2 par an 5 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.13 Gt de CO2 nettes gagnées par an en moyenne sur l'atmosphère (évité + retiré, cumul de la série jusqu'à 2050).
Température par an 5 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.00006 °C de réchauffement gagnés par an, dérivés du CO2 net par la TCRE (0,45 °C pour 1000 Gt, GIEC AR6) : la même mesure que le CO2, en degrés.
CO2 décarboné 9 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.13 Gt retirées par an en moyenne du stock déjà présent (colonne co2_removed_gt de la série).
Résilience 60 sur 100 Le stockage minéral tient des dizaines de milliers d'années et ne repart pas en fumée comme une forêt qui brûle, mais l'ensemble dépend d'un financement continu à la tonne.
Le chantier
Ce que ça coûte de le faire : le savoir-faire, l'argent, les matériaux, les bras, les ressources disponibles et le temps avant le premier effet.
Rien à inventer côté machines, tout est déjà en service ; le chantier est un flux de matière colossal, très cher au total, et une mesure du carbone retiré qui reste à fiabiliser.
Faisabilité technique 60 sur 100 Extraire, broyer, transporter et épandre sont des gestes industriels connus ; le seul point dur est de mesurer avec certitude le CO2 réellement retiré par chaque champ.
Coût financier 45 sur 100 Autour de 80 euros la tonne, soit près de 80 milliards d'euros par an au plateau, c'est cher mais bien moins que la capture directe dans l'air à plusieurs centaines de dollars la tonne.
Coût matériel 40 sur 100 Capter une gigatonne de CO2 demande d'épandre un à trois milliards de tonnes de roche broyée par an, un flux de matière comparable aux plus grandes mines du monde.
Coût humain 80 sur 100 Aucune expropriation, l'agriculteur garde et exploite sa terre ; le risque tient surtout à la poussière fine à surveiller pour les travailleurs.
Disponibilité des ressources 60 sur 100 Le basalte est abondant partout sur Terre et les carrières existent ; le facteur limitant est l'énergie de broyage et la logistique ferroviaire.
Coût en temps 45 sur 100 La roche réagit lentement, sur plusieurs années, et la montée en charge court jusqu'en 2050 : l'effet est réel mais différé, pas immédiat.
Le monde
Ce que ça implique pour les gens et les pays : industrialiser sans abîmer, être adopté, améliorer la société, faire coopérer les États, sauver des vies.
C'est le point fort du plan : on subventionne un amendement que l'agriculteur épand sur ses propres terres, sans lui prendre son foncier, ce qui est politiquement bien plus simple que de louer des terres pour deux siècles.
Industrialisation 55 sur 100 Chaque maillon est déjà industrialisé séparément ; l'inconnue est de les assembler à l'échelle du milliard de tonnes pour un seul usage.
Adoption publique 65 sur 100 Le basalte corrige l'acidité des sols et peut améliorer les rendements, donc l'agriculteur a un intérêt direct à accepter un amendement gratuit.
Impact sur la société 60 sur 100 Effet plutôt positif pour le monde agricole, sans bouleversement des usages ni du foncier, ce qui rend le plan facile à faire accepter localement.
Impact géopolitique 50 sur 100 Il faut aligner le financement de quatre grands pays et des marchés carbone ; faisable, mais suspendu à une coordination internationale durable.
Nombre de pays concernés 65 sur 100 Calculé par la plateforme : 4 pays concernés déclarés (1 pays = note maximale, 50 et plus = 0, rampe logarithmique).
Impact sanitaire et vies humaines 50 sur 100 La poussière de roche broyée expose au risque de silice pour les travailleurs, et certains basaltes contiennent des métaux traces à surveiller dans les sols.
Empreinte écologique 55 sur 100 Empreinte d'extraction et d'énergie de broyage réelle, compensée par l'absence de changement d'usage des terres et par un possible bénéfice pour les sols.