Un plan pour sauver le monde · publié le 26 juillet 2026

Des fermes d'algues sur 1 % des océans

Des forêts d’algues poussent en pleine mer, puis descendent dormir dans le noir des abysses. Le fond de l’océan devient une cave à carbone.

Les algues poussent dans la mer, et elles boivent le CO2 qui réchauffe la planète, comme les arbres. Alors voilà l'idée. On tend des cordes flottantes sur 1 % de la surface des océans, une zone un peu plus grande que l'Inde. Des algues géantes poussent dessus. Chaque année on en récolte 870 millions de tonnes séchées. On en garde un tiers, pour manger, pour nourrir les animaux et pour remplacer du plastique. On coule les deux autres tiers tout au fond, sous 1 000 mètres, là où le carbone reste enfermé pendant des siècles. Ça éviterait environ 330 millions de tonnes de CO2 par an, un peu moins de 1 % de ce que la planète rejette. Ça coûte très cher, environ 3 300 milliards d'euros jusqu'en 2050. Et personne ne sait encore ce que ça fait aux animaux des grands fonds. Viens regarder les calculs.

Le bilan officiel

EN CHANTIER

Côté biologie, rien n'est à inventer : on cultive déjà 36 millions de tonnes d'algues par an, et faire pousser une plante qui boit du CO2 avec du soleil et de l'eau de mer, ça marche. Ce qui casse le plan, c'est le prix et l'horloge : environ 520 € la tonne de CO2 évitée une fois les algues vendues, 3 300 Md€ dépensés d'ici 2050 pour 30 jours gagnés, et un effet qui ne devient sérieux que dans les années 2040. Le vrai trou noir est écologique : personne ne sait ce que font 580 millions de tonnes de biomasse coulées chaque année dans des grands fonds qui reçoivent normalement quelques grammes de matière au mètre carré, ni comment vérifier que ce carbone reste en bas.

Utilité

Le blueprint du plan

Ce plan porte un blueprint : la planche technique dessinée pendant la modération, qui montre d'un coup d'oeil comment il fonctionne. Elle se lit sur la fiche, dans son onglet.

Pourquoi ça peut marcher

Ce qui fait mal

Le détail des notes

Le gain

Ce que le plan rapporte au monde : le CO2 gagné sur l'atmosphère chaque année (évité et retiré), les degrés de réchauffement gagnés, et une solution qui tient dans le temps.

Le potentiel existe mais reste incertain : la biologie fonctionne à tous les coups, treize essais sur treize, mais personne ne sait encore vérifier combien de carbone reste vraiment coulé au fond sur le long terme.

Le chantier

Ce que ça coûte de le faire : le savoir-faire, l'argent, les matériaux, les bras, les ressources disponibles et le temps avant le premier effet.

Le prix tue le plan : environ 520 euros la tonne de CO2 évitée une fois les algues vendues, sept fois le prix du carbone en Europe, et l'effet sérieux n'arrive qu'après 2045, bien après l'échéance de l'horloge.

Le monde

Ce que ça implique pour les gens et les pays : industrialiser sans abîmer, être adopté, améliorer la société, faire coopérer les États, sauver des vies.

Le plan ne prend aucune terre ni eau douce à personne, mais il joue avec un droit international encore flou en haute mer, où aucun pays ne décide seul et où aucun régime d'autorisation n'existe pour couler de la biomasse.

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