Un plan pour sauver le monde · publié le 26 juillet 2026

Forer un volcan pour l'énergie

Sous les volcans dort une chaleur immense. On y fore des puits, la vapeur fait tourner des turbines, et la ceinture de feu éteint son charbon.

Sous un volcan, la Terre est brûlante : plus de 500 degrés à quelques kilomètres sous nos pieds. Alors voilà l'idée. On fore des trous très profonds, jusqu'à cette chaleur. L'eau qu'on y envoie remonte en vapeur ultra puissante, et cette vapeur fait tourner des turbines qui fabriquent de l'électricité, jour et nuit, sans CO2. Un seul puits foré près du magma produit autant que dix puits normaux : c'est déjà arrivé en Islande, par accident, en 2009. On en fore des milliers, dans les pays qui ont des volcans et qui brûlent du charbon : l'Indonésie, le Japon, les Philippines, le Kenya. Ça éviterait environ 1 milliard de tonnes de CO2 chaque année, comme effacer toutes les émissions du Japon. Ça coûte cher, environ 900 milliards d'euros sur 25 ans. Et il reste un gros problème : près du magma, la vapeur est si chaude et si acide qu'elle ronge les tuyaux. On sait forer. Il faut maintenant des tuyaux qui tiennent. Viens voir les calculs.

Le bilan officiel

BIEN TOURNÉ

La chaleur est là, gratuite et inépuisable à notre échelle : le mur n'est pas la ressource, c'est le tuyau. Tant qu'un puits ne survit pas dix ans à une vapeur acide de 500 degrés, le plan reste un pari technologique, et il ne marche que pour les pays qui ont des volcans. Si ce verrou saute, c'est l'un des kilowattheures propres les moins chers du monde, disponible jour et nuit.

Utilité

Le blueprint du plan

Ce plan porte un blueprint : la planche technique dessinée pendant la modération, qui montre d'un coup d'oeil comment il fonctionne. Elle se lit sur la fiche, dans son onglet.

Pourquoi ça peut marcher

Ce qui fait mal

Le détail des notes

Le gain

Ce que le plan rapporte au monde : le CO2 gagné sur l'atmosphère chaque année (évité et retiré), les degrés de réchauffement gagnés, et une solution qui tient dans le temps.

La ressource est immense et disponible en continu (90 % du temps, contre 15 à 25 % pour le solaire), mais tout le gain climatique dépend d'un verrou technique qui n'est pas encore levé.

Le chantier

Ce que ça coûte de le faire : le savoir-faire, l'argent, les matériaux, les bras, les ressources disponibles et le temps avant le premier effet.

Le vrai mur n'est pas l'argent ni les compétences (les foreurs du pétrole savent déjà faire), c'est le tuyau : aucun tubage commercial ne tient encore à 450 degrés dans une vapeur acide.

Le monde

Ce que ça implique pour les gens et les pays : industrialiser sans abîmer, être adopté, améliorer la société, faire coopérer les États, sauver des vies.

Chaque pays volcanique peut forer chez lui sans accord mondial, comme l'Islande et le Kenya le font déjà, mais le plan reste régional par nature : les pays sans volcan actif en sont exclus.

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