Un plan pour sauver le monde · publié le 26 juillet 2026

Reforester le Sahara

Planter une forêt dans le plus grand désert du monde ? Le désert a donné sa réponse : la vie revient par les bords, pas par le milieu.

Le Sahara est un désert immense, plus grand que les États-Unis. L'idée : y faire pousser des arbres, parce que les arbres avalent le CO2 qui réchauffe la planète. On a fait les calculs, et on a trouvé deux problèmes. Le premier : au milieu du désert, il n'y a pas d'eau. Pour arroser, il faudrait fabriquer presque autant d'eau douce que le Nil, à partir d'eau de mer et de panneaux solaires. C'est très cher. Le deuxième est plus surprenant : le sable est clair, il renvoie la lumière du soleil vers le ciel. Une forêt est sombre, elle la garde. Donc planter réchauffe un peu, avant de refroidir. Alors on change le plan. On plante là où il pleut déjà un peu, tout au sud du désert, comme le font déjà des paysans du Niger depuis quarante ans. Ça coûte quinze fois moins cher, ça donne à manger aux gens, et ça retire environ 600 millions de tonnes de CO2 par an une fois les arbres grands. Mais attention : d'ici 2050, ça ne fait gagner que 6 jours sur l'horloge du climat. Un arbre, ça pousse lentement.

Le bilan officiel

MENÉ À TERME

Le plan marche, mais pas là où on croyait : arroser le Sahara est un mirage à 700 milliards d'euros, parce qu'il faudrait fabriquer presque un Nil d'eau douce chaque année et parce qu'un sol vert garde le soleil que le sable renvoyait. Le sud, lui, est une des meilleures affaires climatiques du monde, 11 euros la tonne de CO2, et il nourrit les gens en prime : en supprimant simplement la frange irriguée, l'horloge gagne 9 jours au lieu de 6, pour sept fois moins d'argent. Reste que les arbres poussent trop lentement pour cette horloge, et que le gros de l'effet arrive après 2060.

Utilité

Le blueprint du plan

Ce plan porte un blueprint : la planche technique dessinée pendant la modération, qui montre d'un coup d'oeil comment il fonctionne. Elle se lit sur la fiche, dans son onglet.

Pourquoi ça peut marcher

Ce qui fait mal

Le détail des notes

Le gain

Ce que le plan rapporte au monde : le CO2 gagné sur l'atmosphère chaque année (évité et retiré), les degrés de réchauffement gagnés, et une solution qui tient dans le temps.

0,59 gigatonne de CO2 retirée par an une fois les arbres adultes, mais l'horloge du climat ne recule que de 6 jours d'ici 2050 : un arbre pousse lentement, et planter réchauffe même un peu avant de refroidir.

Le chantier

Ce que ça coûte de le faire : le savoir-faire, l'argent, les matériaux, les bras, les ressources disponibles et le temps avant le premier effet.

815 milliards d'euros jusqu'en 2050, dont la plus grande part pour la frange irriguée qui avale l'équivalent du débit du Nil : sans elle, l'horloge gagne pourtant plus (9 jours au lieu de 6) pour sept fois moins cher.

Le monde

Ce que ça implique pour les gens et les pays : industrialiser sans abîmer, être adopté, améliorer la société, faire coopérer les États, sauver des vies.

Au sud, la méthode se décide village par village sans traité mondial et nourrit les gens en plus de retenir le carbone ; mais le centre du Sahel est en guerre, et les terres visées ne sont pas vides.

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