Un plan pour sauver le monde · publié le 11 août 2026
Semaine mondiale de la nature
On ferme la nature fragile quelques jours. Entrer quand même coûte cher, et l'argent nettoie les lieux abîmés.
Pendant une semaine, les zones naturelles fragiles ferment au public. Si quelqu'un entre quand même, il paie une amende fixe assez élevée pour ne pas vouloir recommencer. Tout cet argent sert à ramasser les déchets et à dépolluer ces lieux. La nature gagne du calme, et les endroits abîmés sont nettoyés.
Le bilan officiel
Score340 sur 1000
Jours gagnés sur la deadline6
CO2 gagné sur l'atmosphère d'ici 2050-0,7 Gt
Coût total d'ici 2050232 milliards d'euros
DE A À Z
Beau rituel mondial, techniquement simple et bon pour le vivant local. Comme plan climat, il reste petit : le vrai verrou est de passer d'une semaine symbolique à une règle répétée, financée et contrôlée.
Utilité
Protéger le vivantOn laisse les animaux, les forêts et les mers tranquilles pendant une semaine.
Nettoyer nos poisonsLes amendes servent à ramasser les déchets et à dépolluer les zones naturelles abîmées.
Ne plus envoyer de CO2On évite un peu de CO2 parce que certains déplacements et activités s'arrêtent pendant sept jours.
Le blueprint du plan
Ce plan porte un blueprint : la planche technique dessinée pendant la modération, qui montre d'un coup d'oeil comment il fonctionne. Elle se lit sur la fiche, dans son onglet.
Pourquoi ça peut marcher
Rien à inventerLes aires protégées, les gardes et les arrêtés de fermeture existent déjà : le plan choisit des dates et des lieux, il ne construit aucune machine.
Une règle qu'un enfant comprendSept jours de fermeture, une amende fixe identique pour tout le monde, et cent pour cent de cet argent qui part au nettoyage du lieu abîmé.
La réparation se voitAu point central, 0,5 Md€ d'amendes par an financent le retrait de 0,33 Mt de déchets : filets fantômes, plastiques, dépôts sauvages.
Du silence pour le vivant22 à 30 millions de km2 de terres mises au repos une semaine par an, plus les sites marins volontaires qui rejoignent la même date.
Ce qui fait mal
Le carbone reste minuscule20 à 40 MtCO2 évitées par an face aux 42,2 Gt émises dans le monde : le plan gagne 6 jours sur l'horloge, pas un degré.
L'amende fixe frappe inégalement500 € restent supportables pour un visiteur aisé et deviennent violents pour un habitant pauvre : sans exceptions cadrées, la règle est injuste.
La caisse se vide quand ça marchePlus l'amende dissuade, moins il y a d'infractions, donc moins d'argent : sous 100 000 infractions par an, le fonds tombe sous 0,05 Md€.
Le report annule le gainSi 80 % des voyages sont seulement déplacés d'une semaine, le CO2 évité tombe sous 10 Mt par an et la foule revient intacte.
Le détail des notes
Le gain
Ce que le plan rapporte au monde : le CO2 gagné sur l'atmosphère chaque année (évité et retiré), les degrés de réchauffement gagnés, et une solution qui tient dans le temps.
Le gain climat est petit et le plan l'assume : 20 à 40 MtCO2 par an à maturité, soit quelques heures d'émissions mondiales, et aucun retrait du stock déjà présent. Ce qu'il gagne vraiment se compte en calme rendu au vivant, pas en gigatonnes.
CO2 par an 1 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.03 Gt de CO2 nettes gagnées par an en moyenne sur l'atmosphère (évité + retiré, cumul de la série jusqu'à 2050).
Température par an 1 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.00001 °C de réchauffement gagnés par an, dérivés du CO2 net par la TCRE (0,45 °C pour 1000 Gt, GIEC AR6) : la même mesure que le CO2, en degrés.
CO2 décarboné 0 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.00 Gt retirées par an en moyenne du stock déjà présent (colonne co2_removed_gt de la série).
Résilience 32 sur 100 Le report des visites juste avant ou juste après la semaine n'est pas traité, et le fonds de nettoyage maigrit à mesure que l'amende dissuade. Si un pays quitte le dispositif, ses zones rouvrent aussitôt.
Le chantier
Ce que ça coûte de le faire : le savoir-faire, l'argent, les matériaux, les bras, les ressources disponibles et le temps avant le premier effet.
Rien à construire : les aires protégées, les gardes et les arrêtés de fermeture existent déjà. Le coût est un coût de contrôle, 5 à 15 Md€ par an, et le vrai chantier est juridique, il faut que des dizaines de pays ferment la même semaine.
Faisabilité technique 55 sur 100 Fermer un parc ou une réserve une semaine se fait couramment, et le calcul carbone du plan tient : 116 MtCO2 par jour dans le monde, 65 Mt au grand maximum si tout le tourisme s'arrêtait sept jours. Le faire partout à la même date, avec la même règle, reste beaucoup plus dur.
Coût financier 24 sur 100 Le plan dit que le coût est très bas, mais il oublie les pertes et compensations pour tourisme, chasse, pêche et activités locales. Le coût réel n'est pas chiffré.
Coût matériel 72 sur 100 Le plan demande peu de matériaux et presque pas d'infrastructures nouvelles. Sa grosse demande est surtout de l'organisation et du contrôle.
Coût humain 46 sur 100 Les équipes de terrain existent, mais elles ne suffisent pas partout. Une fermeture mondiale demanderait des renforts, surtout dans les zones pauvres ou isolées.
Disponibilité des ressources 55 sur 100 Les administrations de protection existent déjà dans beaucoup de pays. Elles sont toutefois très inégales et souvent trop petites pour contrôler une fermeture mondiale.
Coût en temps 66 sur 100 Une fois décidée, la semaine produit un calme immédiat dans les zones fermées. L'effet durable sur le vivant reste faible si l'arrêt ne revient pas chaque année.
Le monde
Ce que ça implique pour les gens et les pays : industrialiser sans abîmer, être adopté, améliorer la société, faire coopérer les États, sauver des vies.
Une semaine sans visiteurs pèse sur le tourisme local, et l'amende fixe frappe un habitant pauvre bien plus fort qu'un visiteur aisé. En face, le lieu nettoyé se voit, et le rituel se comprend partout sans traduction.
Industrialisation 57 sur 100 Parcs, gardes, arrêtés et suivi satellite existent déjà, et le dispositif se copie pays par pays. Le mur est la date commune : une règle mondiale unique demande un accord que personne n'a signé.
Adoption publique 44 sur 100 Une semaine courte peut être acceptée par une partie du public. Les métiers qui vivent de ces zones demanderont des exceptions ou des compensations.
Impact sur la société 50 sur 100 Les habitants proches gagnent des lieux calmes et nettoyés, mais les métiers qui vivent de la visite perdent une semaine de saison, et l'amende unique pèse bien plus lourd sur un ménage modeste.
Impact géopolitique 18 sur 100 Le plan demande une décision mondiale sur des terres, mers et activités très différentes. Sans traité ou coalition précise, beaucoup de pays ou d'acteurs peuvent refuser.
Nombre de pays concernés 50 sur 100 Calculé par la plateforme : pays non renseignés, critère neutre (0,5).
Impact sanitaire et vies humaines 70 sur 100 Même si le climat gagne peu, le plan peut aider le vivant, réduire le bruit, réduire les déchets et créer un grand rituel mondial de protection.
Empreinte écologique 85 sur 100 Le plan ne construit rien et ne consomme presque rien : son effet direct, c'est du repos rendu aux lieux et des déchets retirés. Reste le report de fréquentation, qui déplace la pression au lieu de la supprimer.