Un plan pour sauver le monde · publié le 4 septembre 2026
Les pires pollueurs paient l'addition
Un décret mondial classe les entreprises les plus polluantes et les oblige, les premières d'abord, à financer les plans qui nettoient le climat.
On dresse la liste des entreprises qui polluent le plus. Les pires doivent payer pour financer les projets qui empêchent le CO2 de partir dans l'air, ou qui le retirent. Plus tu pollues, plus tu paies, et personne n'y échappe.
Le bilan officiel
Score222 sur 1000
Jours gagnés sur la deadline16
CO2 gagné sur l'atmosphère d'ici 2050-1,9 Gt
Coût total d'ici 20501 660 milliards d'euros
PREMIER JET
L'idee est solide et juste : faire payer d'abord les plus gros pollueurs pour financer la sortie de crise, en transformant l'amende en financement de la solution. Techniquement il n'y a presque rien a inventer, et le principe pollueur-payeur existe deja. Le mur est ailleurs : aucune autorite mondiale ne peut imposer ce decret, et les plus gros emetteurs ont les moyens de le bloquer ou de le contourner. Le plan vaut surtout comme cap, a condition de commencer par des blocs de pays volontaires et une frontiere carbone qui empeche la fuite.
Utilité
Ne plus envoyer de CO2L'argent des plus gros pollueurs paie des plans qui empêchent le CO2 de partir dans l'air.
Retirer le CO2Une partie de l'argent finance aussi des plans qui retirent le CO2 déjà présent.
Le blueprint du plan
Ce plan porte un blueprint : la planche technique dessinée pendant la modération, qui montre d'un coup d'oeil comment il fonctionne. Elle se lit sur la fiche, dans son onglet.
Pourquoi ça peut marcher
Le pollueur paie, et ca existe dejaLe principe pollueur-payeur et le prix du carbone (Suede 1991, marche europeen 2005) montrent qu'on peut faire payer les emetteurs et flecher l'argent vers le climat.
Presque rien a construireAucune technologie nouvelle : la mesure est juridique et comptable, donc mobilisable vite si la volonte politique est au rendez-vous.
Une source d'argent a la hauteurLes plus gros emetteurs degagent des profits massifs ; y prelever de quoi financer l'abattement pourrait mobiliser des centaines de milliards par an.
Un levier juste et populaireFaire payer d'abord les plus responsables est largement soutenu par l'opinion, ce qui aide a tenir la mesure dans la duree.
Ce qui fait mal
Aucun gendarme mondialUn decret mondial suppose une autorite qui n'existe pas : chaque Etat est souverain, et rien n'oblige les plus gros emetteurs a signer.
Les gros pollueurs peuvent se deroberUne entreprise trop taxee deplace sa production ou son siege ; sans frontiere carbone solide, la grille se vide par le bas.
Le gain depend des plans financesCe plan ne reduit rien par lui-meme : il paie d'autres plans, dont l'efficacite reelle decide de tout le resultat.
Le cout glisse vers le consommateurUne part de la facture des entreprises se repercute sur les prix, et il faut l'amortir pour les menages les plus modestes.
Le détail des notes
Le gain
Ce que le plan rapporte au monde : le CO2 gagné sur l'atmosphère chaque année (évité et retiré), les degrés de réchauffement gagnés, et une solution qui tient dans le temps.
L'argent des plus gros pollueurs financerait des plans qui, eux, evitent et retirent du CO2 : le gain est reel mais indirect, et il depend de projets tiers.
CO2 par an 3 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.08 Gt de CO2 nettes gagnées par an en moyenne sur l'atmosphère (évité + retiré, cumul de la série jusqu'à 2050).
Température par an 3 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.00003 °C de réchauffement gagnés par an, dérivés du CO2 net par la TCRE (0,45 °C pour 1000 Gt, GIEC AR6) : la même mesure que le CO2, en degrés.
CO2 décarboné 1 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.01 Gt retirées par an en moyenne du stock déjà présent (colonne co2_removed_gt de la série).
Résilience 40 sur 100 Une fois pose, le flux d'argent est assez stable, mais il tient a la contrainte : si un gros pollueur se derobe, la grille vacille.
Le chantier
Ce que ça coûte de le faire : le savoir-faire, l'argent, les matériaux, les bras, les ressources disponibles et le temps avant le premier effet.
Techniquement, presque rien a inventer : c'est du droit et de la comptabilite. Le vrai chantier est de faire tenir une contrainte a l'echelle mondiale.
Faisabilité technique 40 sur 100 Rien a inventer cote technique : c'est de la comptabilite et du droit. Le vrai verrou n'est pas la, il est politique.
Coût financier 50 sur 100 Presque rien a administrer pour la collectivite : l'argent est redirige des pollueurs vers le climat, il n'est pas detruit.
Coût matériel 85 sur 100 Le plan ne consomme quasiment aucune matiere : c'est une regle et un flux d'argent, pas une usine a batir.
Coût humain 65 sur 100 Aucun risque physique direct, mais des emplois des secteurs les plus pollueurs seraient a accompagner dans la transition.
Disponibilité des ressources 60 sur 100 La ressource, c'est l'argent des plus gros emetteurs : il existe. La capacite juridique mondiale, elle, reste a reunir.
Coût en temps 40 sur 100 Negocier un decret mondial prend des annees ; une fois pose, l'argent peut couler vite vers les plans finances.
Le monde
Ce que ça implique pour les gens et les pays : industrialiser sans abîmer, être adopté, améliorer la société, faire coopérer les États, sauver des vies.
C'est la que tout se joue : aucun gouvernement mondial n'existe pour imposer ce decret, et les plus gros pollueurs auraient les moyens de le bloquer ou de le contourner.
Industrialisation 50 sur 100 Deployer la mesure, c'est batir une administration mondiale de mesure et de collecte, poste par poste : long mais faisable.
Adoption publique 55 sur 100 Faire payer d'abord les plus responsables est populaire dans l'opinion, mais les industriels concernes s'y opposeront durement.
Impact sur la société 60 sur 100 Un sentiment de justice fort et beaucoup d'argent pour le climat, au prix d'une hausse possible de certains prix a surveiller.
Impact géopolitique 15 sur 100 C'est le mur : aucun gouvernement mondial n'existe pour imposer ce decret, et les plus gros emetteurs peuvent le bloquer ou fuir.
Nombre de pays concernés 50 sur 100 Calculé par la plateforme : pays non renseignés, critère neutre (0,5).
Impact sanitaire et vies humaines 55 sur 100 En finançant l'abattement, le plan ameliore peu a peu la qualite de l'air la ou les fumees baissent.
Empreinte écologique 75 sur 100 La mecanique elle-meme n'abime rien et dirige l'argent vers des actions benefiques ; son empreinte propre est minime.