Un plan pour sauver le monde · publié le 4 septembre 2026 · concerne Afrique du Sud, Canada, Australie, Indonésie, République démocratique du Congo, Brésil, Chili, Botswana, Russie, Finlande
Les Mines Carbone
Les mines ont déjà broyé des montagnes entières pour trois grammes de métal. Et si on laissait ces déchets avaler du CO2 et le figer en pierre ?
Chaque année, les mines broient des montagnes de roche pour en tirer un peu de métal, et tout le reste dort en déchet très fin. Or une partie de ces déchets peut réagir toute seule avec le CO2 de l'air et le changer en pierre solide. L'idée, c'est de gérer ces tas de déchets pour qu'ils captent le carbone, sans creuser ni broyer une seule roche de plus. Le métal continue de sortir, et les déchets se mettent à nettoyer l'air.
Le bilan officiel
Score291 sur 1000
Jours gagnés sur la deadline63
CO2 gagné sur l'atmosphère d'ici 2050-7,3 Gt
Coût total d'ici 2050281 milliards d'euros
ESQUISSÉ
Un plan de retrait rare par sa sobriete : la roche est deja cassee, la surface de contact deja payee, et le carbonate mineral est un des stockages les plus durables. Il ne demande presque rien aux habitants. Mais il bute sur un mur haut, la vitesse de la reaction, qui tient la cible honnete bien sous le potentiel affiche. Sa force est sa discipline : ne compter aucune tonne avant qu'elle soit vraiment devenue de la roche.
Utilité
Retirer le CO2Les déchets des mines avalent le CO2 de l'air et le transforment en pierre solide qui ne repart plus.
Nettoyer nos poisonsLes montagnes de déchets miniers, jusque-là un simple problème, deviennent utiles au lieu de dormir.
Le blueprint du plan
Ce plan porte un blueprint : la planche technique dessinée pendant la modération, qui montre d'un coup d'oeil comment il fonctionne. Elle se lit sur la fiche, dans son onglet.
Pourquoi ça peut marcher
La roche est deja broyeeD'habitude, faire reagir vite une roche avec le CO2 exige de l'extraire, la transporter et la broyer finement, ce qui coute enormement d'energie : ici la mine l'a deja fait pour son metal.
Un stockage qui ne repart pasLe carbone devient un carbonate mineral solide, pas un reservoir biologique : il ne repart pas dans l'air parce qu'un arbre brule, qu'une secheresse arrive ou qu'un gouvernement change.
Des montagnes deja laPlusieurs milliards de tonnes de residus fins ont deja ete produites, notamment sur les mines de kimberlite : on peut commencer sur des stocks existants au lieu d'attendre de nouvelles mines.
On ne compte que le net reelChaque site mesure le carbone mineralise moins les emissions de ses engins et pompes, et seul ce retrait net est certifie : aucune tonne comptee avant d'etre devenue de la roche.
Ce qui fait mal
La vitesse est le vrai verrouLe potentiel chimique peut etre gigantesque sans que la reaction soit assez rapide : si le carbone met plusieurs siecles a entrer dans la roche, le retrait annuel reste derisoire.
Seules certaines geologies marchentIl faut des residus assez riches en silicates de magnesium ou de calcium ; la plupart des mines ne repondent pas, et le gisement de sites utiles se reduit d'autant.
Le carbone du site peut tout annulerCamions, pompes, convoyeurs et broyage emettent : sans decarbonation du site, ces emissions mangent une part du carbone retire et le benefice net fond.
Tout repose sur une obligation a creerLe revenu depend d'une obligation de compenser une part des emissions residuelles par du retrait permanent certifie, un marche qui n'existe pas encore a l'echelle voulue.
Le détail des notes
Le gain
Ce que le plan rapporte au monde : le CO2 gagné sur l'atmosphère chaque année (évité et retiré), les degrés de réchauffement gagnés, et une solution qui tient dans le temps.
Le gain est un vrai retrait, durable et compte au reel, mais modeste et lent : de l'ordre d'une gigatonne et demie retiree par an vers 2050, loin du potentiel theorique parce que la vitesse de la reaction plafonne tout.
CO2 par an 11 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.29 Gt de CO2 nettes gagnées par an en moyenne sur l'atmosphère (évité + retiré, cumul de la série jusqu'à 2050).
Température par an 11 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.00013 °C de réchauffement gagnés par an, dérivés du CO2 net par la TCRE (0,45 °C pour 1000 Gt, GIEC AR6) : la même mesure que le CO2, en degrés.
CO2 décarboné 18 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.29 Gt retirées par an en moyenne du stock déjà présent (colonne co2_removed_gt de la série).
Résilience 60 sur 100 Le carbone devient un carbonate mineral solide, un des stockages les plus durables qui soient : il ne repart pas parce qu'un arbre brule ou qu'une politique change.
Le chantier
Ce que ça coûte de le faire : le savoir-faire, l'argent, les matériaux, les bras, les ressources disponibles et le temps avant le premier effet.
C'est l'angle le moins cher du retrait mineral : la roche est deja broyee, la mine a deja ses engins et ses montagnes de matiere. Le vrai chantier est la mesure rigoureuse et la vitesse de reaction, pas le beton.
Faisabilité technique 55 sur 100 La chimie est reelle et deja observee sur des residus de kimberlite et de nickel ; le vrai inconnu reste la vitesse de la reaction a grande echelle.
Coût financier 60 sur 100 Le plan s'appuie sur des budgets de gestion des residus deja engages et vise moins de 50 euros par tonne sur les meilleurs sites, ce qui est bon marche pour du retrait.
Coût matériel 80 sur 100 Aucune roche broyee en plus : on reutilise une surface de contact que la mine a deja payee en energie pour extraire son metal.
Coût humain 80 sur 100 Presque rien a changer pour les habitants : le travail a lieu sur des sites industriels deja exploites, sans toucher aux terres ni a l'alimentation.
Disponibilité des ressources 65 sur 100 Des milliards de tonnes de residus fins existent deja, mais seules certaines geologies riches en magnesium ou calcium reagissent assez vite.
Coût en temps 40 sur 100 La carbonatation passive est lente : la montee en charge s'etale sur deux decennies et depend entierement de la vitesse mesuree sur chaque site.
Le monde
Ce que ça implique pour les gens et les pays : industrialiser sans abîmer, être adopté, améliorer la société, faire coopérer les États, sauver des vies.
Quelques grands groupes peuvent deployer sur plusieurs continents sans traite mondial, avec peu de friction publique, mais tout repose sur un marche du retrait permanent qui n'existe pas encore a cette echelle.
Industrialisation 60 sur 100 Un petit nombre de grands groupes miniers peut standardiser la methode de depot et la deployer simultanement sur plusieurs continents.
Adoption publique 55 sur 100 Peu de friction publique, tout se passe sur des sites miniers, mais le revenu repose sur une obligation de compensation qui reste a instaurer.
Impact sur la société 55 sur 100 Effet surtout industriel : une charge, les montagnes de dechets, se transforme en revenu, sans grand bouleversement pour la societe.
Impact géopolitique 60 sur 100 Pas besoin d'un accord a 190 pays : quelques groupes suffisent pour demarrer, chaque Etat gardant le controle reglementaire de ses mines.
Nombre de pays concernés 41 sur 100 Calculé par la plateforme : 10 pays concernés déclarés (1 pays = note maximale, 50 et plus = 0, rampe logarithmique).
Impact sanitaire et vies humaines 50 sur 100 Humidifier et gerer des residus fins peut limiter les poussieres envolees, mais ce n'est pas d'abord un plan de sante.
Empreinte écologique 55 sur 100 On reutilise un dechet et on le stabilise durablement, mais gerer des residus fins, leurs eaux et leurs metaux demande un suivi serieux.