Un plan pour sauver le monde · publié le 4 septembre 2026 · concerne France, Inde, Chine, États-Unis

Le ciment qui réavale sa propre fumée

Transformer les cimenteries pour qu'elles capturent leur fumée et la remettent dans la pierre, en recyclant le vieux béton au passage.

Fabriquer du ciment rejette beaucoup de CO2. L'idée : équiper les cimenteries qui existent déjà pour qu'elles attrapent ce gaz avant qu'il parte dans l'air, puis le collent dans de la matière solide faite avec du vieux béton démoli. Le béton d'un bâtiment détruit sert alors à bâtir le suivant, et le carbone reste piégé dans la pierre au lieu de chauffer le ciel.

Le bilan officiel

ESQUISSÉ

Un plan bien placé : il ne demande pas d'inventer une industrie, il demande à celle du ciment de se retourner sur elle-même, sur un levier rare de gros émetteurs déjà outillés. La comptabilité est honnête et le financement s'appuie sur un produit déjà vendu. Son ennemi n'est pas la physique mais l'énergie propre et la vitesse d'équipement : sans électricité décarbonée, le bilan net s'effondre, et la minéralisation seule ne fera jamais les gigatonnes.

Utilité

Le blueprint du plan

Ce plan porte un blueprint : la planche technique dessinée pendant la modération, qui montre d'un coup d'oeil comment il fonctionne. Elle se lit sur la fiche, dans son onglet.

Pourquoi ça peut marcher

Ce qui fait mal

Le détail des notes

Le gain

Ce que le plan rapporte au monde : le CO2 gagné sur l'atmosphère chaque année (évité et retiré), les degrés de réchauffement gagnés, et une solution qui tient dans le temps.

Le gain grimpe jusqu'à un peu plus d'une gigatonne nette par an vers 2050, une vraie part des émissions du ciment. C'est surtout de l'évité, permanent quand le CO2 finit minéralisé, et un retrait encore modeste en fin de course.

Le chantier

Ce que ça coûte de le faire : le savoir-faire, l'argent, les matériaux, les bras, les ressources disponibles et le temps avant le premier effet.

Rien n'est à inventer de zéro et le tout se finance par un produit déjà vendu, mais équiper plusieurs centaines de cimenteries en vingt ans reste un chantier lourd, suspendu à la disponibilité d'une énergie propre.

Le monde

Ce que ça implique pour les gens et les pays : industrialiser sans abîmer, être adopté, améliorer la société, faire coopérer les États, sauver des vies.

C'est le point fort : aucun traité mondial requis, chaque pays équipe ses sites à son rythme, et le citoyen ne voit presque rien changer. L'adoption passe par l'industrie et les marchés publics, pas par les ménages.

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