Un plan pour sauver le monde · publié le 24 juillet 2026
Le Câble, France vers Chine
On construit des centrales en France, on tire un câble géant jusqu’en Chine, et on éteint des centrales à charbon. Fou ? On a fait les calculs.
La Chine fabrique beaucoup d'électricité en brûlant du charbon, et ça réchauffe la planète. La France, elle, sait faire de l'électricité presque sans CO2. Alors voilà l'idée. On construit 18 grands réacteurs de plus en France. On tire un câble électrique géant de 8 500 km, jusqu'en Chine. Et ce courant propre remplace celui du charbon. Ça éviterait environ 160 millions de tonnes de CO2 chaque année. Ça coûte très cher, entre 360 et 515 milliards d'euros sur 25 ans. Mais au final, éviter une tonne de CO2 coûte entre 55 et 126 euros. Les États paient déjà ce prix-là pour protéger le climat. Fou ? Oui. Impossible ? On a fait les calculs, viens les regarder.
Le bilan officiel
Score349 sur 1000
Jours gagnés sur la deadline5
CO2 gagné sur l'atmosphère d'ici 2050-0,6 Gt
Coût total d'ici 2050100 milliards d'euros
MENÉ AU BOUT
Fou mais pas absurde : aucune brique technologique à inventer, un coût par tonne évitée dans la fourchette des politiques climat sérieuses. Le verrou est politique : un traité électrique de 60 ans entre l Europe, six pays de transit et la Chine. Score plombé par la géopolitique et la lenteur, pas par la physique.
Utilité
Ne plus envoyer de CO2On envoie du courant propre en Chine pour éteindre des centrales à charbon, donc ce CO2 ne part plus dans l'air.
Nettoyer nos poisonsUne centrale à charbon éteinte, c'est aussi de l'air beaucoup moins sale pour les gens qui vivent à côté.
Le blueprint du plan
Ce plan porte un blueprint : la planche technique dessinée pendant la modération, qui montre d'un coup d'oeil comment il fonctionne. Elle se lit sur la fiche, dans son onglet.
Pourquoi ça peut marcher
Un levier de vingt contre unUn kWh nucléaire qui remplace un kWh charbon en Chine évite 850 g de CO2, contre 40 g pour le même kWh économisé en France : 160 Mt effacées chaque année à pleine charge.
Rien à inventerLa ligne Changji-Guquan transporte déjà 12 GW sur 3 293 km depuis 2019 et l'EPR2 est au design figé : la version pylônes n'attend aucune rupture technologique, il faut trois lignes bout à bout.
La tonne au prix du marché55 à 126 € la tonne évitée selon le financement, deux fois sous la valeur tutélaire de 250 €/t du rapport Quinet, et la borne basse passe sous le quota carbone européen.
Un plan phasable qui se financeLe corridor C1 seul, 140 à 165 Md€ pour environ 60 Mt évitées par an, a du sens tout seul, et 12,4 Md€ par an de recettes d'export viennent en face des coûts.
Ce qui fait mal
Le traité qui n'existe pasSix pays de transit et un traité électrique de 60 ans sans précédent : la rupture d'un seul accord ramène la capacité à 24 GW, en dessous le contrat carbone s'effondre, et ce risque n'est pas chiffrable.
Un chantier hors norme360 à 515 Md€ sur 25 ans, l'un des plus gros chantiers de l'histoire européenne, adossé à un pari industriel entier : l'effet de série sur 18 tranches n'a plus été démontré en France depuis les années 80, et Flamanville 3 a coûté 23,7 Md€ pour un seul réacteur.
Le temps joue contre luiPremiers électrons vers 2040, plein régime en 2050, pendant que la Chine ajoute en un an plus de capacité électrique que le câble n'en apporte en vingt-cinq : si son parc charbon se modernise, la tonne évitée grimpe à 101 euros.
L'uranium comme verrou4 500 tonnes d'uranium naturel supplémentaires par an, près de 8 % de la demande mondiale : sans contrats long terme signés avant le premier béton, le parc export ne tourne pas.
Le détail des notes
Le gain
Ce que le plan rapporte au monde : le CO2 gagné sur l'atmosphère chaque année (évité et retiré), les degrés de réchauffement gagnés, et une solution qui tient dans le temps.
160 Mt de CO2 évitées chaque année à pleine charge, soit 0,16 Gt en 2050 : un kWh nucléaire livré en Chine efface 850 g de charbon, là où le même kWh économisé en France en évite 40. La tonne évitée coûte 55 à 126 euros selon le financement, dans la fourchette des politiques climat sérieuses. Le plan évite, il ne retire rien du stock déjà présent.
CO2 par an 1 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.02 Gt de CO2 nettes gagnées par an en moyenne sur l'atmosphère (évité + retiré, cumul de la série jusqu'à 2050).
Température par an 1 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.00001 °C de réchauffement gagnés par an, dérivés du CO2 net par la TCRE (0,45 °C pour 1000 Gt, GIEC AR6) : la même mesure que le CO2, en degrés.
CO2 décarboné 0 sur 100 Calculé par la plateforme : 0.00 Gt retirées par an en moyenne du stock déjà présent (colonne co2_removed_gt de la série).
Résilience 52 sur 100 Maîtrise des risques : n-1 des 3 corridors, dépendance mutuelle assumée Résilience aux aléas : Vulnérable à une rupture de traité, phasage protecteur
Le chantier
Ce que ça coûte de le faire : le savoir-faire, l'argent, les matériaux, les bras, les ressources disponibles et le temps avant le premier effet.
360 à 515 Md€ sur 25 ans, point de travail 400 : 18 EPR2 sur 9 sites côtiers et trois corridors UHVDC de 12 GW dont la jumelle, Changji-Guquan, transporte 12 GW sur 3 293 km depuis 2019. Rien à inventer pour la version pylônes, mais premiers électrons vers 2040 seulement, et l'effet de série sur 18 tranches n'a plus été démontré en France depuis les années 80 : Flamanville 3 a coûté 23,7 Md€ pour
Faisabilité technique 67 sur 100 Viabilité d'ensemble : Plan structuré et chiffré, dépend d un traité inédit Faisabilité physique et technique : UHVDC et EPR existent, aucune brique à inventer
Coût financier 66 sur 100 Devis sourcés EPR2 et Changji-Guquan, borne haute assumée
Coût matériel 38 sur 100 400 Md, acier, cuivre, foncier sur 8500 km
Coût humain 52 sur 100 Filière nucléaire française à doubler, faisable sur 25 ans
Disponibilité des ressources 55 sur 100 Uranium +8 pct demande mondiale, contrats long terme requis
Coût en temps 30 sur 100 Premiers électrons vers 2040, plein régime 2050
Le monde
Ce que ça implique pour les gens et les pays : industrialiser sans abîmer, être adopté, améliorer la société, faire coopérer les États, sauver des vies.
Le vrai adversaire est géopolitique : un traité électrique de 60 ans à négocier entre l'Europe, six pays de transit et la Chine, sans précédent à cette échelle. La rupture d'un seul accord ramène la capacité à 24 GW, en dessous le contrat carbone s'effondre. Acceptation incertaine, nucléaire massif en France et pylônes sur 8 500 km. La dépendance mutuelle, courant contre débouché, retourne l'argum
Industrialisation 77 sur 100 Maturité technologique : Changji-Guquan en service depuis 2019 Passage à l'échelle : Corridors duplicables, option Inde
Adoption publique 45 sur 100 Le nucléaire massif et 6 000 km de pylônes traversant six pays : deux sujets qui fâchent, chacun capable de bloquer le projet localement pendant des années. L'adhésion n'est acquise nulle part.
Impact sur la société 50 sur 100 Converti de l'ancienne grille, à réévaluer à la prochaine modération.
Impact géopolitique 22 sur 100 Traité électrique de 60 ans avec 6 pays de transit et la Chine
Nombre de pays concernés 50 sur 100 Calculé par la plateforme : pays non renseignés, critère neutre (0,5).
Impact sanitaire et vies humaines 60 sur 100 Filière industrielle, stabilité énergétique
Empreinte écologique 50 sur 100 Converti de l'ancienne grille, à réévaluer à la prochaine modération.