Des pâturages collectifs sans clôture ni titre écrit, parcourus par des troupeaux transhumants selon des droits d'usage coutumiers qui changent avec la saison : la même parcelle est un couloir de passage en octobre et un sol nu en avril. Des dizaines de millions de personnes en vivent au Sahel. Une image satellite, elle, n'y voit rien, et c'est pour ça qu'un projet de plantation qui lit la carte comme un vide déclenche un conflit foncier au lieu d'un accord.