Trois à six couches de semi-conducteurs empilées, chacune accordée à une tranche du spectre, là où une cellule au silicium n'en exploite bien qu'une seule et laisse le reste en chaleur. Le gain est réel : 30 à 35 % de rendement en conditions spatiales, 47 % au record de laboratoire sous lumière concentrée, contre 20 à 24 % pour un panneau du commerce. Le revers est le prix, et il tient au procédé : ces couches se font pousser une à une par épitaxie sur un substrat de germanium, lentement, en séries minuscules, quand une cellule au silicium sort d'une chaîne qui en produit des milliards. Le watt qui en résulte se paie donc de quelques dizaines à quelques centaines de fois celui du silicium selon ce qu'on compare, une cellule de concentrateur ou une cellule qualifiée pour l'espace. D'où son cantonnement aux satellites et aux concentrateurs, là où le kilo embarqué coûte plus cher que la cellule.